Anode moteur Yanmar - Graissage du filetage possible ?
posted on 08 Octubre 2013 11:35
Bonjour,

Révision du moteur oblige, j'ai voulu vérifier les trois anodes de mon Yanmar 3GM. Grosse difficulté à débloquer deux supports d'anodes, très grippés. Faut dire qu'il y a une surface de contact avec le bloc moteur, assez importante.
j'ai donc été obligé de sortir le chalumeau pour réussir tant bien que mal à décoincer les supports.
Du coup, comme je n'ai pas du tout envie de revivre cette expérience, je me demande s'il est possible de graisser les filetages légèrement.
On le fait bien pour des connexions de câblage électrique, cela n'altère pas la conduction.
Qu'en pensez vous ?
Merci,
laurent

















Pour la réponse, je ne sais pas
En revanche, il semble que le bouchon d'anode donne sur l'extérieur ; dès lors, l'anode étant en place et serrée, rien de plus facile que de tester la résistance qu'il y aurait entre le bouchon d'anode et le bloc moteur à l'aide d'un Ohmmètre ; l'idéal étant qu'il n'y ait acune résistance.
Je note l'idée du testeur.
Merci Daniel.
Bonsoir, question personnelle .
Les moteurs récents ont ils encore une anode ?
(J'ai remotorisé en 2009 avec un Yanmar 4JH4E neuf. Je suis incapable de trouver l'anode . Y compris sur l'éclaté . )
Merci d'avance.
Personnellement je graisse toutes les visseries des anodes avec de la graisse blanche
Pour celle dont tu parles (sur la photo celle du bas moteur par ou entre l'eau du sail drive) je mets une grosse clef a mollet sur laquelle je prolonge le manche par un tube de 1 metre environ pour la debloquer. Ca evite les coups de marteau ! Bien sur celle la il faut la changer au sec !
J'ai deux 2GM20
Hervé
Bonjour,
Une question de néophyte, sur le Yanmar 3GMF (c'est à dire avec échangeur) y a t il aussi des anodes?
Merci, Jean Louis
Je n'hésite pas à mettre du mastic silicone sur le filetage, en évitant soigneusement d'en mettre sur le joint et sa portée. Je contrôle toujours qu'il y a continuité entre le "chapeau" et le support. C'est à mon niveau! Cette année, je vais essayer deux ou trois tours de ruban téflon.
Quant à ne plus mettre d'anode je me dégonfle! Brave mais pas téméraire..........
Alors cette révision est faite?
Finalement, j'ai remonté les support d'anodes en enduisant les filetages de graisse graphitée.
Quelques avis allant dans ce sens, sur l'autre forum plaisance-pratique, m'ont incité à ne pas trop hésiter.
je n'ai pas encore mesuré la conductivité via testeur, j'espère un résultat positif !
Merci pour votre aide,
laurent
Je viens d'effecteur un test via ohmètre.
La conductibilité semble excellente avec la graisse gaphique.
Voilà une bonne nouvelle et un démenti pour tout ceux qui pensent que ce doit être métal contre métal, à sec..
Si c'est la santé de vos métaux "immergés" qui vous préoccupe, effectuez une mesure de potentiel en situation. Le problème des anodes internes, c'est qu'elles ne sont opérationnelles que si le circuit est effectivement rempli de liquide. Le test de continuité n'est pas, en soi, une garantie de protection. Plus d'infos :
www.galvatest.com/PLB_Protection_Cathodique.pdf
metaux immergés?
mon moteur, enfin l'échangeur est rempli de deux liquides: eau de mer et liquide de refroidissemnt.
Le filtre mer est vide et le pot aussi.
Une anode dans le coude, sec. Enfin,pas dans l'eau.
Alors où vaut-il mieux placer la node?
Pour Lorenzo: Un petit service.
je ne retrouve pas mon pot de graisse Belleville à la maison. J'aimerais y plonger mes deux piques de testeur pour connaître si le courant passe dans cette graisse graphitée utilisée en plomberie. Merci
Au fait : graissage au graphite fortement déconseillé. A priori, le graphite va s'attaquer aux filets (potentiel > 200 mV, c'est quand même l'élément le plus noble !!!). C'est amusant parce que vous cherchez - justement - à vous prémunir de la corrosion avec la mise en place d'une anode, qui, au passage, n'a aucune utilité dans l'air et n'est opérationnelle qu'une fois immergée. Mais c'est vous qui voyez... Vérifiez quand-même la présence d'agents anti-corrosion...
Sur le plan de l'anode efficace une fois immergée dans l'eau de mer, aucun doute possible ; n'importe qui aurait pu l'affirmer
Mais le test de conductivité de notre ami avait pour but de savoir si il y a continuité électrique entre le bloc et le support d'anode (malgrè la présence de graisse) , ce qui est bien le moins pour que l'anode remplisse son office ! Apparemment, cette continuité électrique est bien présente ; c'est tout ce qui est intéressant à ce stade, puisque l'efficacité de l'anode elle-même a été testée par le constructeur du moteur
1) Il ne faut donc pas s'étonner que les parties internes se corrodent.
2) Non. L'intérêt n'est pas la continuité électrique mais le potentiel de protection en résultant (à quoi servent les anodes ?) et le constructeur n'a rien testé du tout (dans un fil ajacent, d'aucun s'étonnent que des coudes d'échappement pourtant protégés par anode constructeur se corrodent). C'est comme administrer un médicament pour faire tomber la fièvre et ne pas ensuite contrôler la température.
Mais c'est votre problème.
Alors pourquo ipas d'anode dans l'échangeur?
Certains constructeurs ont prévu une protection cathodique plus ou moins efficace à l'intérieur de circuits d'eau de mer où cohabitent plusieurs métaux. Cette anode fonctionne uniquement lorsqu'elle est immergée. Par la suite, la corrosion intervient à l'arrêt lorsqu'il ne reste qu'une pellicule d'eau en atmosphère confinée. Le problème vient du fait qu'à la différence d'un bateau de travail, un bateau de plaisance est immobilisé plus de 90% du temps. Je ne suis pas certain que ce dernier paramètre ait été correctement intégré... Cependant, et pour des raisons évidentes, s'en tenir aux préconisations des constructeurs.
Pour moi, ce n'est pas une réponse en soi.
Cela ne me dit toujours pas pourquoi la continuité electrique, prouvé par le test, ne serait plus opérationnelle en présence d'eau de mer.
D'autres part, Jean-Michel, vos propos sont étayés par la théorie.
Bien mais pas suffisant.
Ils sont à mettre en doute (tout comme les miens) concernant cette histoire d'anode de moteur, tant que la preuve n'aura pas été délivrée par quelques retours d'expériences.
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Coté expérience, j'aurais tendance à préférer ce qu'a dit Tilikum sur le site plaisance-pratique.com dont il est un des principaux animateurs.
http://www.plaisance-pratique.com/anode-moteur-yanmar-graissage-du#
"En pratique, s’agissant d’anodes ou de sondes filetées, dès qu’il y a serrage il est impossible d’isoler électriquement le filetage, ni avec de la graisse ni même du ruban téflon !
On peut même utiliser par exemple de la pâte « Mastinox » ou « Tefgel », qui contrairement à que disent les légendes bien ancrées ne sont en aucun cas des pâtes « isolantes », mais des pâtes « anticorrosion ». C’est conçu pour ça, fonctionne très bien et n’empêche pas le contact électrique indispensable aux anodes ou aux sondes non-isolées."
Quand je mets du mastic sur les filets et pas sur le siège extérieur, mon but n'est pas d'isoler electriquement. Je cherche à empêcher l'infiltration d'eau, salée ou pas. Même démarche pour les bouchons de vidange. D'où mon projet de téflon. Une graisse basique est peu-à-peu dissoute donc inefficace à terme.
Et toujours mon questionnement pour les échangeurs.
Tu l'as vérifé sur ces suports d'anodes ?
Ben non, puique je mets du mastic silicone. Mais j'ai remarqué que celle de ma J-PROP disparaissait un peu alors que c'est fermé et que ça ne travaille pas. Ou si peu. Alors dans un coude d'échappement...
Après vérifications et questionnements ici et là, plus une recherche vaine dans l'éclaté, il apparait que les moteurs Yanmar , à échangeur eaudouce/ eau de mer ( donc en fait refroidis via du 4 saisons ) , n'ont logiquement plus d'anode au niveau de la culasse.
On pourrait cependant s'étonner de ne pas en trouver au niveau du coude d'évacuation en sortie de l'échangeur : mélange d'eau de mer chaude, de gaz d'échappements donc à priori assez corrosif ?
Mon étonnement est t il justifié ?
F.
Je ne met pas en cause le test de continuité. Je dis simplement qu'il ne faut pas confondre but et moyens. Le but, c'est de se protéger d'une possible corrosion galvanique telle qu'identifiée par le constructeur (et pas toujours très bien, semble t'il), donc, d'abaisser le potentiel des éléments protégés. La continuité électrique n'est qu'une condition nécessaire au bon fonctionnement d'une anode. Maintenant, chacun est libre de faire ce qu'il veut... tant que des normes et visites techniques ne sont pas imposées (cas des gros navires ET de l'automobile). Quand au Tefgel, mauvaise pioche, son but est justement d'isoler au niveau "micro-électronique"...
Mauvaise pioche ? ... Ah, revoir les notices est parfois utile
Le site officiel de Tefgel dit le contraire, pile-poil : http://www.tefgel.com/contain.php?param=tefgel_infor
Tef-Gel does not electrically insulate hardware. The PTFE (40%) is ultra fine powder that will extrude out of the contact area and into the voids of the surrounding areas.
Tef-Gel applied between electrical contacts and connectors does not increase the resistance of the connections even at hundreds of amps, maintaining the integrity of EMI shielding.
Voilà, voilà .... Comme le cite Lorenzo, Tilikum a bien raison, "contrairement à la croyance des non spécialistes"
Parce que vous lisez les notices ? Pas toutes manifestement...
Je maintiens : niveau "micro-électronique", je n'ai jamais parlé "isolation électrique"; je concède : "mauvaise pioche".