rupture de cadene

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Desconectado/a
Gib sea 442
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rupture de cadene
subject no 106816
Bonjour,
Suite à un coup de vent, la cadéne d'étai de mon voilier s'est rompue.
L'assurance refuse de rembourser les frais de l'avarie sous prétexte que c'est une pièce d'usure à remplacer.
Merci de me dire qui a eu cettte avarie et comment cela a été remboursé
Bonne nav
Gilbert 06 96 35 40 43 
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TIROT 702
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answer no 226652

Bonjour,
Qu'est-ce qui a cassé exactement? ( Cadène ou ridoir????)  
Une cadène est souvent reprise par un tirant intérieur : est-ce que tout a été arraché?
Est-ce une cadène d'origine installée par le fabricant du voilier?
Est-ce que la cadène présente une rupture au niveau d'une soudure ou dans une zone amincie par usure et frottement?
Je connais plusieurs voiliers qui ont refait leur haubannage à neuf,ridoirs compris,  suite à une expertise pour assurance, et aucun à ma connaissance n'a changé ses cadènes. Alors pièces d'usure à remplacer?

Desconectado/a
CATA A VOILE (Catamaran)
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answer no 226659

un des bateaux que j ai en entretient de 27m classique a casse la cadene  du pataras et casse le mat 
l assurance n a rien voulus savoir du fait qu il ny pas eu de facture d entretient et d expertisse de matet du grement 
les derneires annees     et malgres que nous avons fait des expertisses et des conrtre expetise 
et encore des expertiss d ela cadene qui a casse passe a la radio 
normalement un mat et un grement doit avoir un programe de surveillance par personne qualifie 
expertise 
programe d entretien t
et je crois changement des ridoir cadene et haubans tout le s10 ans
tous les 5ans pour les greements carbone 
captainjpp

Desconectado/a
SLOOP AMATEUR CP (Monocoque)
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answer no 226661

Si c'est une cadène du genre de celle de la photo c'est normal qu'elle casse, car elle est soudée au TIG, très joli cordon de soudure sans pénétration ! donc ce serait plutôt un vice de construction.
Beaucoup de cadènes d'étais on le trou beaucoup trop haut ce qui introduit des flexions alternée (la force s'exerce aussi de côté et en arrière alternativement) et l'inox supporte très mal ce genre d'effort.
D'une manière générale les cadènes sont dimensionnées avec des coefficients supérieur au reste du gréement et elle ne devraient pas casser, sauf bien sur si défaut d'alignement en particulier sur cadènes fils comme sur les "Brin de folie" ou anciens Westerly.
Si vous ajoutez une photo de la pièce et du montage de l'enrouleur on pourrait en dire +

Bonne Chance

Mais si on doit remplacer les cadènes on doit aussi remplacer les bateaux et surtout aussi les assurances....

Desconectado/a
CATA A VOILE (Catamaran)
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answer no 226662

quel age le bateau et quelprograme d entretient
captainjpp

Anonyme (no verificado)
answer no 226664
ocambo a écrit :
Bonjour,
Suite à un coup de vent, la cadéne d'étai de mon voilier s'est rompue.
L'assurance refuse de rembourser les frais de l'avarie sous prétexte que c'est une pièce d'usure à remplacer.
Merci de me dire qui a eu cettte avarie et comment cela a été remboursé
Bonne nav
Gilbert 06 96 35 40 43 

 Votre assureur doit faire passer un expert. En admettant que vous soyez assuré "tout risque", l'expert devra inspecter la pièce et tenter de déterminer les causes de la casse. vous avez rédigé un rapport de mer en précisant les conditions qui seront vérifiées par l'expert avec les moyens mis à sa disposition (Mété France...). Une pièce, quelle qu'elle soit, est toujours une pièce d'usure. Demandez à votre assureur s'il existe autre chose! En revanche, soit votre contrat stipule noir sur blanc que votre accastillage (le gréement, c'est encore autre chose) est soumis à changement préventif ou inspection périodique, soit l'argument ne tient pas. Quels sont les ECHEANCES exigées par l'assureur? En principe, il n'y en a pas! Sauf peut-être, la durée de validité d'une expertise en valeur agréée.

L'expertise peut-être contradictoire (2eme expert désigné par vous) si vous pensez que le 1er ne fait pas correctement son boulot.
Une pièce d'accastillage peut s'inspecter visuellement :
- si trace de corrosion ou de rouille (autre que tache superficielle), si usure prononcée de la pièce, vous en êtes pour du mauvais entretien,
- si rupture par élongation, torsion... (déjà vu ce cas), on voit la diminution de diamètre ou les efforts sur le métal., C'est donc un effort anormal sur la pièce. Coup de vent soudain près d'une côte, surtoilage, à vous d'expliquer, mais il faut de la pièce ne présente pas de sous-entretien.

Vérifier aussi comment votre assureur vous rembourse :
- la pièce cause de l'avarie,
- les conséquences de l'avarie (mât qui tombe et dégâts consécutifs);
- la main d'oeuvre, puisqu'il n'y a pas vétusté sur ce poste et qu'il est généralement conséquent.

Une assurance ne vaut que par le contrat. Le montant de la police annuelle peut s'avérer tout à fait secondaire.
Cordialement

Desconectado/a
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answer no 226665
ocambo a écrit :
Bonjour,
Suite à un coup de vent, la cadéne d'étai de mon voilier s'est rompue.
L'assurance refuse de rembourser les frais de l'avarie sous prétexte que c'est une pièce d'usure à remplacer.
Merci de me dire qui a eu cettte avarie et comment cela a été remboursé
Bonne nav
Gilbert 06 96 35 40 43 

 Bonsoir ocambo et bonsoir à tous,
Demander à votre assureur la communication du rapport de l'expert et tenez-nous au courant de ses conclusions.
Cordialement

Desconectado/a
Gib sea 442
Forum member
answer no 226675

Bonjour à tous et merci pour votre réponse
La pîèce qui a cassé sur OCAMBO est une pièce lièe à la coque par 4 gros boulons et semble faire partie intégrante de la coque comme la quille ou le support de safran...
Pièce en inox de 8 mm d'épaisseur 4à mm de large et 90 cm de long elle protège également l'étrave.
S'il sagit d'une pièce d'usure à remplacer comme les courroies de ventilateur, il faut donc vérifier et changer toutes les autres  pièces du voilier  telle que l'épontille
L'expert a conclu a une usure par fatigue sans avoir vraiment analysé la section brisé au ras de la pliure vers l'étai.
Merci de me dire ceux qui ont eu une avarie semblable et qui ont été dédomagé^par quelle assurance ?
Bonne nav
Gilbert

Desconectado/a
Forum member
answer no 226680
ocambo a écrit :
Bonjour à tous et merci pour votre réponse
La pîèce qui a cassé sur OCAMBO est une pièce lièe à la coque par 4 gros boulons et semble faire partie intégrante de la coque comme la quille ou le support de safran...
Pièce en inox de 8 mm d'épaisseur 4à mm de large et 90 cm de long elle protège également l'étrave.
S'il sagit d'une pièce d'usure à remplacer comme les courroies de ventilateur, il faut donc vérifier et changer toutes les autres  pièces du voilier  telle que l'épontille
L'expert a conclu a une usure par fatigue sans avoir vraiment analysé la section brisé au ras de la pliure vers l'étai.
Merci de me dire ceux qui ont eu une avarie semblable et qui ont été dédomagé^par quelle assurance ?
Bonne nav
Gilbert

 Bonjour ocambo et bonjour à tous,
Sans connaitre le rapport de l'expert, il est impossible de vous aider. Vous pensez, à tort, qu'il y a "de bonnes" assurances qui remboursent ce type de sinistre et de "mauvaises" dont la vôtre qui ne le remboursent pas et vous recherchez les "bonnes" en demandant des avis sur ce forum.
Vous oubliez que l'expert d'assurances est missionné par toutes les compagnies, il faut donc rechercher dans son rapport pourquoi il considère que la cause de l'avarie est un défaut d'entretien et non, comme vous le pensez, la conséquence d'une traction anormale sur la cadène de l'étai due à un coup de vent dont on ne connait pas la vitesse maxi enregistrée par Météo France (si vous êtes en France ?)
Cordialement

Desconectado/a
FEELING 10.90 PTE
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answer no 226685

L'expertise peut-être contradictoire (2eme expert désigné par vous) si vous pensez que le 1er ne fait pas correctement son boulot.

je plussoie en rappelant que d'une part le litige se situe dans le domaine contractuel (voir conditions générales du contrat, y compris les lignes écrites en tout petits caractères), et que d'autre part l'expertise d'assurance est dite "amiable".
en cas de désaccord persistant (apres éventuellement une expertise par un expert missionné par vous même), il est toujours possible de saisir la juridiction compétente (TI ou TGI selon le montant du litige). La solution du litige reposant sur une considération technique, le juge missionnera alors un expert judiciaire (c'est pas les mêmes).

Desconectado/a
Gib sea 442
Forum member
answer no 226690

Merci pour les réponses sur la question rupture cadène.
J'étais plutôt à la recherche de quelqu'un ayant eu le même incident a pu faire indemniser (jurisprudence)
Merci pour cette information
Gilbert

Anonyme (no verificado)
answer no 226711
ocambo a écrit :
Merci pour les réponses sur la question rupture cadène.
J'étais plutôt à la recherche de quelqu'un ayant eu le même incident a pu faire indemniser (jurisprudence)
Merci pour cette information
Gilbert

 Lorsque j'étais expert, j'ai fait indemniser la même pièce sur un Jeanneau de plus de vingt ans, en tour du monde. Comme je l'écrivais, cette pièce était cassée net, et surtout ne présentait aucune usure par frottement et aucune corrosion. Navimut a finalement, après de longs mois et un tas de questions idiotes dont ils ont le cru, du genre : "selon vous, quand cette pièce aurait-elle dû casser en usage normal"? Or, même le constructeur n'a pas la réponse. Il n'y a pas d'épreuve d'échantillonnage et nous ne sommes pas dans l'aéronautique. Bref, battez vous SI votre pièce répond aux critères que j'ai évoqué.
Vous comprendrez que je ne peux pas en écrire plus. Pas question que je me prononce sur votre cas! Une expertise se fait in-situ... et avec des experts en activité. cdlmt.

Desconectado/a
Gib sea 442
Forum member
answer no 226802
Piep a écrit :
ocambo a écrit :
Merci pour les réponses sur la question rupture cadène.
J'étais plutôt à la recherche de quelqu'un ayant eu le même incident a pu faire indemniser (jurisprudence)
Merci pour cette information
Gilbert

 Lorsque j'étais expert, j'ai fait indemniser la même pièce sur un Jeanneau de plus de vingt ans, en tour du monde. Comme je l'écrivais, cette pièce était cassée net, et surtout ne présentait aucune usure par frottement et aucune corrosion. Navimut a finalement, après de longs mois et un tas de questions idiotes dont ils ont le cru, du genre : "selon vous, quand cette pièce aurait-elle dû casser en usage normal"? Or, même le constructeur n'a pas la réponse. Il n'y a pas d'épreuve d'échantillonnage et nous ne sommes pas dans l'aéronautique. Bref, battez vous SI votre pièce répond aux critères que j'ai évoqué.
Vous comprendrez que je ne peux pas en écrire plus. Pas question que je me prononce sur votre cas! Une expertise se fait in-situ... et avec des experts en activité. cdlmt.


 

 Merci Piep pour cette info, car la tranche du bloc d'inox cassé ne présente pas de rouille ou de vieillissement...
De toute façon la pièce est située dans un endroit difficile à observer sous le davier et entre deux support de poulies pour davier..
D'ailleurs l'expert qui a proposé mon voilier sans restriction en 2011 a cette assurance n'avait rien décelé d'anormal...
Bonne Nav

Desconectado/a
Gib sea 442
Forum member
answer no 229909

Bonjour à Tous
Déjà deux cas de rupture de cadène ou de ridoir remboursés par leur assurance viennent conforter ma demande de prise en charge de l'avarie par mon assurance...
Pensez vous qu'une rupture de cadène soit un cas de défaut de maintenance du voilier ou de l'usure prématurée ?
Le professionnel qui a déposé le mât et changé tout le gréement dormant juste avant, ainsi que l'expert qui a autorisé le départ en transat pour l'assurance n'ont rien vu de semblable....
Merci de continuer à me signaler les cas d'avarie semblable prises en charge par les assureurs.
Bonne nav...

Desconectado/a
SLOOP AMATEUR CP (Monocoque)
Forum member
answer no 229921

une photo de la cadène serait la bienvenue.
Comme dit plus haut, le trou pour le ridoir doit être le plus bas possible et il doit y avoir une articulation ou à défaut un jeu important dans l'axe; deplus le plis du profil 40x8 doit être parfaitement aligné avec l'enrouleur.
En plus, la chape du ridoir doit être centrée avec des rondelles.

Si le trou est trop haut ou si le plis n'est pas alligné je pense que la responsabilité du constructeur est engagée.

Roger

Anonyme (no verificado)
answer no 229942

Bonjour,

Un expert "travaille" pour son client, et si son client est l'assureur il défendra les intérêts de son "employeur", pas du "sinistré", CQFD...

Dans le cas présent il semblerait que la "cadène" (le terme est-il le bon ?) fasse partie intégrale de la ferrure d'étrave.

A quand les assureurs vont-ils demander de les changer, puis ensuite les ferrures de tête de mât, puis carrément le mât, et aussi les renvois de cadène des haubans...

Faudra-t-il bientôt faire une expertise tous les ans pour être "tranquillement" assuré ?

Bref, ceci dit pour exprimer un sentiment de ras le bol de cette "vache à lait" que représente le plaisancier.


Anonyme (no verificado)
answer no 229967
Tudo Bem a écrit :

Un expert "travaille" pour son client, et si son client est l'assureur il défendra les intérêts de son "employeur", pas du "sinistré", CQFD...

Faudra-t-il bientôt faire une expertise tous les ans pour être "tranquillement" assuré ?

Bref, ceci dit pour exprimer un sentiment de ras le bol de cette "vache à lait" que représente le plaisancier.

 Non, c'est trop réducteur. Je suis bien placé pour savoir qu'un expert digne de ce nom produira un dossier technique "inoxydable", le but étant de faire au mieux pour qu'il n'y ait pas de litige. Un assureur ne fera pas longtemps confiance à un expert si ses clients ont l'impression d'être floués et si les dossiers donnent lieu à recours. Gagner sur une avarie est une vision à court terme.
Il m'est même arrivé qu'un assureur me téléphone pour "lâcher du lest" sur une avarie que j'estimais imputable aux négligences du proprio, dans des circonstances très fumeuses. Ce à quoi, je répondais qu'il ne m'appartenait pas de faire un geste commercial à la place de l'assureur. Donc, ni dans le sens pro-assureur, ni dans l'entourloupe possible de la part du sinistré (on en voit qui prennent les assureurs pour des vaches à lait Clin L'assureur cherchera toujours à faire porter la décision sur l'expert, d'où une nécessité de bien éplucher les clauses des différents contrats. Mais l'expert n'a pas à entrer dans le jeu de l'assureur pour tordre ses conclusions. Cet équilibre n'est rien de moins que la pérénité du système d'assurance.
Sans être dupe toutefois, certains "petits" assureurs ne font même pas appel à expert. Ils matraquent le sinistré et passent à d'autres clients. Ils surfent sur leurs prix attractifs. Les boites sérieuses engagent un expert pour faire un point technique. Parfois, elles jouent la montre et remboursent tardivement. Les litiges allant jusqu'à la contre-expertise sont rares mais la procédure est acceptée. La contradictoire débouche normalement sur des conclusions acceptables. Les procès sont encore plus rares.
De mauvais experts, il y en a aussi. Parler de défaut d'entretien sur une cadène, en un endroit peu, voire pas accessible est peu crédible. En revanche, une cadène peut péter parce que le bateau est fréquement surtoilé (participation aux régates par exemple) et/ou parce qu'il s'est pris beaucoup de mer, longtemps : tourdumondistes, etc. Il n'y a pas d'échéance calendaire de remplacement sur ces pièces, ni sur la coque.
Pour le gréement (monocoque), demandez à un expert qui décide, où est écrit qu'il faut le changer au bout de 10 ans? il vous répondra que "pour les assurances, il est d'usage que..." Demandez à l'assureur, ce sera "les experts s'accordent à dire que..." S'il y a une base de données, je veux bien la connaître. S'il y a un texte réglementaire, une norme, qu'on le produise! Même en clause d'assurance, cela ne doit pas être fréquent. Donc il est d'usage... avec tous les abus qu'il est permis d'en faire le moment venu.
Une expertise se renouvelle en général tous les 5 ans pour actualiser une valeur agréée. C'est normal, on ne fait pas un chèque en blanc à vie. D'ailleurs un expert aura à coeur de vérifier au moment de l'avarie que le navire est dans sa cotation de déclaration à l'assurance. Payer trop d'assurance tout risque en pensant se faire sur-rembourser (dans l'optique d'une perte totale par exemple) , ne sert à rien. Idem pour les sous-estimations, la règle de 3 s'appliquera dans le meilleur des cas. L'assureur peut aussi dénoncer le contrat. Si vous n'êtes pas en valeur agréée, évidement, les expertises n'ont pas cette importance.
Allez, bonne nav.

Desconectado/a
Forum member
answer no 229983

Bonjour piep et bonjour à tous,
Je pense que quand vous êtiez expert, vous aviez un état d'esprit plus proche de celui d'un expert indépendant que celui d'un certain nombre de vos confrères 'experts d'assurance.
Pour être intervenu souvent pour défendre les intérêts des assurés dans des expertises contradictoires amiables, je peux témoigner que la majorité des experts d'assureurs défendent leurs mandants coûte que coûte même en contestant des faits indéniables, en envisageant des hypothèses totalement irréalistes qui sortent du contexte et qui nous obligent à démontrer leurs inepties. L'ambiance des réunions est carrément hostile et la mauvaise foi vole bas.
Cordialement

Desconectado/a
CATAMARAN
Forum member
answer no 229985
Piep a écrit :
Tudo Bem a écrit :

Un expert "travaille" pour son client, et si son client est l'assureur il défendra les intérêts de son "employeur", pas du "sinistré", CQFD...

Faudra-t-il bientôt faire une expertise tous les ans pour être "tranquillement" assuré ?

Bref, ceci dit pour exprimer un sentiment de ras le bol de cette "vache à lait" que représente le plaisancier.

 Non, c'est trop réducteur. Je suis bien placé pour savoir qu'un expert digne de ce nom produira un dossier technique "inoxydable", le but étant de faire au mieux pour qu'il n'y ait pas de litige. Un assureur ne fera pas longtemps confiance à un expert si ses clients ont l'impression d'être floués et si les dossiers donnent lieu à recours. Gagner sur une avarie est une vision à court terme.
Il m'est même arrivé qu'un assureur me téléphone pour "lâcher du lest" sur une avarie que j'estimais imputable aux négligences du proprio, dans des circonstances très fumeuses. Ce à quoi, je répondais qu'il ne m'appartenait pas de faire un geste commercial à la place de l'assureur. Donc, ni dans le sens pro-assureur, ni dans l'entourloupe possible de la part du sinistré (on en voit qui prennent les assureurs pour des vaches à lait Clin.
Par ailleurs, de bonnes relations humaines et une compréhension attentive des faits et causes sont toujours un plus. Lorsque le dossier tient la route, un bon expert y mettra certainement un peu d'empathie, ne serait-ce que par solidarité entre marin, enfin je crois. C'est d'ailleurs ce qui me motive pour vous écrire ces lignes.
L'assureur cherchera toujours à faire porter la décision sur l'expert, d'où une nécessité de bien éplucher les clauses des différents contrats. Mais l'expert n'a pas à entrer dans le jeu de l'assureur pour tordre ses conclusions. Cet équilibre n'est rien de moins que la pérénité du système d'assurance.
Sans être dupe toutefois, certains "petits" assureurs ne font même pas appel à expert. Ils matraquent le sinistré et passent à d'autres clients. Ils surfent sur leurs prix attractifs. Les boites sérieuses engagent un expert pour faire un point technique. Parfois, elles jouent la montre et remboursent tardivement. Les litiges allant jusqu'à la contre-expertise sont rares mais la procédure est acceptée. La contradictoire débouche normalement sur des conclusions acceptables. Les procès sont encore plus rares.
De mauvais experts, il y en a aussi. Parler de défaut d'entretien sur une cadène, en un endroit peu, voire pas accessible est peu crédible. En revanche, une cadène peut péter parce que le bateau est fréquement surtoilé (participation aux régates par exemple) et/ou parce qu'il s'est pris beaucoup de mer, longtemps : tourdumondistes, etc. Il n'y a pas d'échéance calendaire de remplacement sur ces pièces, ni sur la coque.
Pour le gréement (monocoque), demandez à un expert qui décide, où est écrit qu'il faut le changer au bout de 10 ans? il vous répondra que "pour les assurances, il est d'usage que..." Demandez à l'assureur, ce sera "les experts s'accordent à dire que..." S'il y a une base de données, je veux bien la connaître. S'il y a un texte réglementaire, une norme, qu'on le produise! Même en clause d'assurance, cela ne doit pas être fréquent. Donc il est d'usage... avec tous les abus qu'il est permis d'en faire le moment venu.
Une expertise se renouvelle en général tous les 5 ans pour actualiser une valeur agréée. C'est normal, on ne fait pas un chèque en blanc à vie. D'ailleurs un expert aura à coeur de vérifier au moment de l'avarie que le navire est dans sa cotation de déclaration à l'assurance. Payer trop d'assurance tout risque en pensant se faire sur-rembourser (dans l'optique d'une perte totale par exemple) , ne sert à rien. Idem pour les sous-estimations, la règle de 3 s'appliquera dans le meilleur des cas. L'assureur peut aussi dénoncer le contrat. Si vous n'êtes pas en valeur agréée, évidement, les expertises n'ont pas cette importance.
Allez, bonne nav.

 

 Bonjour ,
- Expertise tous les 5 ans: seulement une expertise "visuelle" peut-être faîte. Et l'expert le précisera dans son rapport: son examen est donc "sous réserve de vice caché" ! Quelle valeur celà peut-il avoir pour les assurances - et pour le client - en cas de démâtage, par exemple ? (voir pb. de la cadène cassée !).
-Changer le gréement tous les 10 ans: la facture peut aller du simple au double - si vous changez ou non les câbles ET les ridoirs ! (et je ne parle pas de changer les cadènes - ce qui est ridicule !). Que faut-il changer - (raisonnablement) ? Et, de plus, aujourd'hui, la plupart des gréeurs utilisent des matériels "made in China", dont on peut douter des qualités de matière première - comme de fabrication - et donc de leur durée de vie ! 
Il serait interessant d'avoir le point de vue des assurances sur ces 2 points.
Daniel  
    

Anonyme (no verificado)
answer no 230005
Kv33 a écrit :
Bonjour piep et bonjour à tous,
Je pense que quand vous êtiez expert, vous aviez un état d'esprit plus proche de celui d'un expert indépendant que celui d'un certain nombre de vos confrères 'experts d'assurance.
Pour être intervenu souvent pour défendre les intérêts des assurés dans des expertises contradictoires amiables, je peux témoigner que la majorité des experts d'assureurs défendent leurs mandants coûte que coûte même en contestant des faits indéniables, en envisageant des hypothèses totalement irréalistes qui sortent du contexte et qui nous obligent à démontrer leurs inepties. L'ambiance des réunions est carrément hostile et la mauvaise foi vole bas.
Cordialement

 Merci Kv33 d'être ainsi plus explicite que moi, et donc moins "réducteur".

Les assureurs ne sont pas prêts de faire faillite, et tant mieux pour ceuxqui sont assurés, mais avec juste une RC, les économies faites au fil des ans subviennent largement à un entretien minimum et même des "casses" imprévues, sans soucis d'expertise, de contre expertise, d'attente d'accord de réparation et autres tracasseries administratives d'un style "pot de terre contre pot de fer".



Anonyme (no verificado)
answer no 230016
Kv33 a écrit :
Bonjour piep et bonjour à tous,
Je pense que quand vous êtiez expert, vous aviez un état d'esprit plus proche de celui d'un expert indépendant que celui d'un certain nombre de vos confrères 'experts d'assurance.
Pour être intervenu souvent pour défendre les intérêts des assurés dans des expertises contradictoires amiables, je peux témoigner que la majorité des experts d'assureurs défendent leurs mandants coûte que coûte même en contestant des faits indéniables, en envisageant des hypothèses totalement irréalistes qui sortent du contexte et qui nous obligent à démontrer leurs inepties. L'ambiance des réunions est carrément hostile et la mauvaise foi vole bas.
Cordialement

 Bah, c'est vrai que je n'ai pas fait le job en métropole. Mon expérience est limitée. Par étonnant, à vous lire que l'on veuille réglementer la profession. On ne peut bien faire ce métier qu'en 2eme carrière, n'en déplaise à certains. On n'apprend pas l'expertise, on le devient à force d'expérience. En revanche, toute l'expérience maritime ne suffira pas à couvrir du jour au lendemain les trois volets : technique (ça OK), juridique (faut potasser) et commercial (on est entrepreneur et , effectivement, on a une clientèle).

Anonyme (no verificado)
answer no 230018
Les assureurs ne sont pas prêts de faire faillite, et tant mieux pour ceuxqui sont assurés, mais avec juste une RC, les économies faites au fil des ans subviennent largement à un entretien minimum et même des "casses" imprévues, sans soucis d'expertise, de contre expertise, d'attente d'accord de réparation et autres tracasseries administratives d'un style "pot de terre contre pot de fer".

 Un petit "éclairage" local si tu le permets. KV33 a eu raison de me rappeler qu'il ne faut pas généraliser, ni dans un sens, ni dans l'autre.
Ici, à Tahiti, ce sont les assureurs, ou courtiers qui ont du mal à trouver un assureur qui veuille bien prendre en compte la Polynésie. La problèmatique peut se lire sur STW : on est loin, la nav y est difficile, les réparations coûtent excessivement chères, les voiliers sont globalement sous-entretenus du fait de cet éloignement et des prix.
On trouve des pêcheurs sur des thoniers. Le brevet est souvent ficitif. J'ai vu des convocations à l'examen tenir lieu de brevet de capitaine 200 voire 500! Ce qui ne veut pas dire que le polynésien navigue mal, mais il se paye assez souvent le platier quand il est fiu ou cuit. Il ya aussi, plus souvent qu'on ne le croit, le bourlingueur tourdumondiste qui traverse parfaitement l'océan et qui vient se manger le corail de la passe (en accusant parfois les phares et balises, ben tien!). Bref, j'ai des histoires à revendre. L'assureur jongle avec les échouements des uns , les casses moteur des autres. La Polynésie est un banc test pour Volvo qui vend des gros moteurs "d'usage plaisance" à des pêcheurs de poti marara qui en font un usage semi-pro, voire pro. Les garanties ne sont pas les mêmes, les longévités non plus, la maintenance non plus. Faut trouver l'assureur qui veuille bien du marché polynésien dans une perspective durable! C'est-à-dire sans débouter le copain de classe ou le cousin ou la connaissance d'untel en lui disant qu'il a exagéré et qu'il n'est pas assuré pour ses bêtises. Le contrat Lloyds local stipule même : clause 346, navire de pêche : sont couverts :
6.2.3

Négligence de la part du Capitaine, des officiers, de l'équipage ou de pilotes
Ce qui est largement interprété. Pas belle la vie!
Je me doute que Lloyds finit par y retrouver son compte, mais souvent sur des produits autres que l'assurance maritime!
Bon , je vous souhaite de bonnes nav, loin des experts et surtout des assureurs.
Moi, je cotise en tout risque parce que je suis timoré et que je n'ai pas une absolue confiance en moi. Mon courtier et bonne connaissance récupère 2000 euros par an et j'ai l'impression d'équilibrer un peu le jeu. Je n'irai pas jusqu'à écrire que c'est de la solidarité avec le gougnafier qui s'est mangé la latérale tribord devant mon mouillage en regardant son skieur à l'arrière. Si celui-là pouvait ne pas être assuré...
Anonyme (no verificado)
answer no 230025

...
Le contrat Lloyds local stipule même : clause 346, navire de pêche : sont couverts :
6.2.3 Négligence de la part du Capitaine, des officiers, de l'équipage ou de pilotes

Je ne pense pas que l'on soit prêt de voir une telle clause dans les contrats "occidentaux"...

Comme quoi certains doivent payer pour les autres.


Desconectado/a
Forum member
answer no 230031
Tudo Bem a écrit :
...
Le contrat Lloyds local stipule même : clause 346, navire de pêche : sont couverts :
6.2.3 Négligence de la part du Capitaine, des officiers, de l'équipage ou de pilotes

Je ne pense pas que l'on soit prêt de voir une telle clause dans les contrats "occidentaux"...

Comme quoi certains doivent payer pour les autres.

 Bonjour Piep, Tudo Bem et bonjour à tous,
Je vais être hors sujet et je m'en excuse auprès d'Ocambo, cette fameuse clause 346 que mentionne Piep dans son paradis polynésien existait et existe peut-être encore, seul un superintendant en activité pourrait nous le confirmer, appelée "crew negligence" dans les contrats de la Loyds'insurance des navires marchands. Nous avions comme consigne des armateurs de la suggérer le plus souvent possible aux experts missionnés ce qui nous mettait en porte à faux vis à vis du commandant et du chef mécanicien.
Cordialement

Desconectado/a
CATAMARAN
Forum member
answer no 230032
Kv33 a écrit :
Tudo Bem a écrit :
...
Le contrat Lloyds local stipule même : clause 346, navire de pêche : sont couverts :
6.2.3 Négligence de la part du Capitaine, des officiers, de l'équipage ou de pilotes

Je ne pense pas que l'on soit prêt de voir une telle clause dans les contrats "occidentaux"...

Comme quoi certains doivent payer pour les autres.

 Bonjour Piep, Tudo Bem et bonjour à tous,
Je vais être hors sujet et je m'en excuse auprès d'Ocambo, cette fameuse clause 346 que mentionne Piep dans son paradis polynésien existait et existe peut-être encore, seul un superintendant en activité pourrait nous le confirmer, appelée "crew negligence" dans les contrats de la Loyds'insurance des navires marchands. Nous avions comme consigne des armateurs de la suggérer le plus souvent possible aux experts missionnés ce qui nous mettait en porte à faux vis à vis du commandant et du chef mécanicien.
Cordialement

Bonjour Messieurs les experts ou ex-experts,
Et si nous en revenions au fil initial ? cadène cassée / refus de prise en charge par l'assurance:
- Que pensez-vous des expertisres exigées par les assurances au niveau du gréement ? Quelle valeur peut avoir une expertise visuelle ? (sauf à détecter un "gendarme" - qu'aurait d'ailleurs dû voir le skipper ?)
- Et pourquoi changer le gréement tous les 10 ans alors que l'on sait que les matériels proposés par la plupart des gréeurs sont de qualité inférieure à ceux montés il y a 10 ans ?
- Et, puisque c'est devenu contractuel chez certains assureurs, quitte à changer, que changer: seulement les "câbles", ou tout le gréement ? (ce n'est pas la même facture !)

Merci de votre point de vue.
Daniel  


 

 

Anonyme (no verificado)
answer no 230049
Daniel F a écrit :
Bonjour Messieurs les experts ou ex-experts,
Et si nous en revenions au fil initial ? cadène cassée / refus de prise en charge par l'assurance:
- Que pensez-vous des expertisres exigées par les assurances au niveau du gréement ? Quelle valeur peut avoir une expertise visuelle ? (sauf à détecter un "gendarme" - qu'aurait d'ailleurs dû voir le skipper ?)
- Et pourquoi changer le gréement tous les 10 ans alors que l'on sait que les matériels proposés par la plupart des gréeurs sont de qualité inférieure à ceux montés il y a 10 ans ?
- Et, puisque c'est devenu contractuel chez certains assureurs, quitte à changer, que changer: seulement les "câbles", ou tout le gréement ? (ce n'est pas la même facture !)

Merci de votre point de vue.
Daniel  
 

 

 Bonjour,
En complément de mes propos, un grément vieillit par action du milieu (soleil,embruns...) et sous les contraintes inhérentes aux voiliers.
Il n'y a pas 2 longévités identiques selon où, quand, comment on navigue et surtout comment le gréement est conçu puis réglé et utilisé.
Les assureurs ont besoin de repères :
- une cotation de vétusté pour le remboursement des pièces. Par exemple 5% de vétusté /an sur du monotoron jusqu'à 25% de valeur résiduelle. Cela n'a pas grand chose à voir avec la solidité dudit gréement,
- un repère de bon usage. Sachant qu'aucun constructeur ne garantira des pièces plus d'un à 2 ans, et que le gréement est supposé être le moteur du voilier pendant sa vie, soit près d'un demi-siècle, l'expérience et les accords tacites ont finalement fait qu'il est recommandé de changer de gréement tous les 10 ans. Quelqu'un a un jour sorti du chapeau que ce serait 5 ans pour les cata.
J'attends toujours pour ma part de savoir qui a cette "étude", reprise à l'unisson par tous les sites et les canards de voile.
Cette soupe ne dit pas si le bateau reste à quai ou s'il traverse les océans.
Ce ne peut être que des recommandations. Il n'y a rien de réglementaire. Un mauvais assureur gravera cela dans le marbre de ses clauses. Autant limiter aussi le nombre de milles par an!  Vous payerez peut-être moins cher la police mais en cas de sinistre attendez vous à des propos d'épicier et non de gens de mer. Certains sont plus dans l'optique de ne plus assurer les bateaux de plus de 20 ans, d'autres font leur job en faisant appel à expert.

Une expertise, je dirai une inspection, visuelle est mieux que rien. Il faut monter dans le mât et vérifier scrupuleusement toutes les ferrures, cadènes, sertissages et câbles pour tenter de déceler des départs de criques, des points de corrosion (hors aspect de surface qui part à la pierre d'argent), des gendarmes, un détoronnage, de l'usure par frottement ou grippage, des méplats par ragage ou matage... miroir, lampe, appareil photo avec macro et flash recommandé. C'est un sacré boulot!
Cela ne garantit pas tout mais, associé à un contrôle du tensionnement (tensiomètre oiu méthode du double-mètre), on finit par estimer l'état de son gréement. Un historique d'année en année est bien utile. Je disais inspection car il ne faut pas sortir de l'X pour s'y intéresser. Un expert aura juste un peu plus de référence dans l'oeil (enfin, certains). Un gréeur aussi, normalement. Reste à se fier à son honnêteté intellectuelle.
Les alternatives techniques? le ressuage pour certaines pièces? bof, jamais vu autre part que sur les coques et les membrures. Les magnéto et radio gammamètries? pour les cuves de centrales nucléaires.
Donc, reste l'inconnue quand on a écarté l'anomalie visuelle : l'état du réseau cristallin de l'acier et sa tenue sous contrainte.
La couche passivée est soumise aux UV et au sel, et les écarts de tension, (entre 0 et 90% de la charge de rupture on va dire), repétés, finissent par user le total à coeur. C'est la part d'aléa pour laquelle chacun d'entre nous mettra un curseur entre les recommandations à 10 ans et la vie du bateau sous prétexte que c'était mieux avant. Personnellement, mon gréement, inspecté visuellement tous les ans, arrive à 10 ans (cata!) et je budgète son remplacement d'ici à 2 ans compte tenu de mes navigations et de ma façon de naviguer. Le mât me tombera peut-être sur la tronche avant mais j'avais qu'à acheter une vedette ou vivre à quai.
Pour finir, les gréements pètent sur les ferrures de mât, surtout par défaut de liberté (un des axes de rotation est inexistant comme sur le mauvais montage de certains enrouleurs). Cela doit s'articuler en latéral et longitudinal, en haut et en bas. Mais aussi par défaut de tensionnement, généralement trop faible et dont le passage "instantané" de 0 à toute la charge met à mal les sertissages ou les cages à ridoirs. Enfin par corrosion et maltraitance (la bome qui part frapper le hauban, le surtoilage...).

Desconectado/a
CATAMARAN
Forum member
answer no 230059

Bonjour. Merci Piep pour votre réponse de bon sens.
Mais, dans 2 ans, qu'allez-vous changer dans le gréement de votre Catana ?
Tout - même si vous n'avez noté aucun dommage spécifique (méplat de ragage, matage, etc...) ou seulement les câbles ? Qu'en est-il du viellissement des ridoirs, par exemple ? Car la facture peut aller du simple au double !
Mon catamaran a 10 ans, 40 000miles - la dernière inspection du gréement faîte par un professionnel (Tasker, à Phuket) en février 2013 concluait à son bon état  - avec dans le rapport, bien sûr, toutes les réserves d'une inspection visuelle (qui a duré 4 heures, avec démontage de l'étai, etc...). Que me conseilez-vous ?
Daniel.  

Desconectado/a
Gib sea 442
Forum member
answer no 230079

 Bonjour Daniel Piep et tous ceux qui veulent apporter des éléments de défense dans cette avarie non remboursée...
Je dois préciser que la pièce d'inox située à l'avant du bateau a été inspectée par le gréeur qui a déposé le mât afin de changer tous le gréément ridoir et réas compris et un expert missionné par l'assureur pour couvrir le voilier en assurance tous risque en transat.
Evidemment elle ne présentait aucune trace de rouille ni d'usure quelconque. Et même en la démontant ils n'auraient pas vu une amorce de fatigue (quelques dixièmes de milimètres) qui met des années à se déclarer avant de se propager trés rapidement avant rupture définitive.
Pour plus de sécurité, il faudrait tout changer sur son voilier des boulons de quille à la mèche de safran qui comme la cadène d'étai sont soumis (à cause des vagues et de la houle) à cette sollicitation cyclique baptisée "fatigue" qui tendrait à faire croire à une usure prématurée.
Le trés petit nombre d'internautes ayant répondu durant ces 3 mois à la question montre que cette avarie est inhabituelle et sauf quelques circumnavigateurs prudents ne s'en préoccupent pas.
D'ailleurs le constructeur n'a pas prévu de notice de contrôle ni de changement à effectuer pour cette pièce pas plus que toutes celles qui sont fixées à demeure sur la coque.
Bonne nav à tous


Desconectado/a
Forum member
answer no 230085

Bonsoir à tous,
Deux pistes :
1) changer le gréement dormant tous les 10 ans pour les monos et tous les 5 ans pour les catas n'a guère de sens si le navigateur n'est pas dans la moyenne d'utilisation selon les 2 critères qui sont la force du vent et le temps de navigation sous voiles, d'ailleurs, ils doivent figurer tous les deux dans le journal de bord.
Il me semble logique qu'un voilier qui cumule des heures de navigation par vents forces 6 à 7 devrait être amené à remplacer plus souvent son gréement dormant que celui qui navigue par beau temps 50 heures par an.
2) Pour les inspections des câbles, s'inspirer des procédures pratiquées par les organismes de contrôle à terre.
Cordialement

Anonyme (no verificado)
answer no 230086
Daniel F a écrit :
Bonjour. Merci Piep pour votre réponse de bon sens.
Mais, dans 2 ans, qu'allez-vous changer dans le gréement de votre Catana ?
Tout - même si vous n'avez noté aucun dommage spécifique (méplat de ragage, matage, etc...) ou seulement les câbles ? Qu'en est-il du viellissement des ridoirs, par exemple ? Car la facture peut aller du simple au double !
Mon catamaran a 10 ans, 40 000miles - la dernière inspection du gréement faîte par un professionnel (Tasker, à Phuket) en février 2013 concluait à son bon état  - avec dans le rapport, bien sûr, toutes les réserves d'une inspection visuelle (qui a duré 4 heures, avec démontage de l'étai, etc...). Que me conseilez-vous ?
Daniel.  

Bonjour,
 Les cadènes s'inspectent mais n'ont pas de raison d'être changée préventivement. Il n'y a pas plus d'échéance que pour la coque sur laquelle elles répartissent les efforts.
Une pièce usée ou corrodée se change sans tarder.
S'il sagit de préventif global, je crains qu'il ne faille envisager de changer haubans et ridoirs. Les ridoirs font partie du dormant. Les filetages connaissent les mêmes contraintes que les sertissages ou les embouts de câble. Ils sont même en quelque sorte "apairés" dans le serrage. C'est d'autant plus important sur un cata qui n'a que trois câbles pour tenir le mât.
Autre problème à soulever : sertissage ou embout? D'après ce que j'ai lu ou vu, un embout monté dans les règles, sans chevauchement de brins, est aussi bon qu'un sertissage. Quant au sertissage, il y a moyen de le rater selon le gréeur et l'entretien de sa machine.

Desconectado/a
FIREBALL (Monocoque)
Membre cotisant
Administrator since 1998
answer no 230260
ocambo a écrit :
Bonjour,
Suite à un coup de vent, la cadéne d'étai de mon voilier s'est rompue.
L'assurance refuse de rembourser les frais de l'avarie sous prétexte que c'est une pièce d'usure à remplacer.
Merci de me dire qui a eu cettte avarie et comment cela a été remboursé
Bonne nav
Gilbert 06 96 35 40 43 

 

La rupture brutale de votre cadène d'étai est étrange.
QUestion: le navire était sous voile? En navigation?
QUelles autres avaries ont été induites? Perte du mât? des voiles?

Une cadène ne peut pas être considérée comme une pièce d'usure. C'est une pièce structurelle.
D'autre part, si elle considère qu'il s'agit d'une pièce d'usure, elle doit justifier d'une vétusté quelconque pour refuser de vous indemniser.
Or, en l'état, l'analyse de la pièce est indispensable.

Si le montant du sinistre dépasse 8000 ?, je vous recommande de tenter une expertise judiciaire.
Le coût étant de l'ordre de 4000 ? +- frais de déplacement et temps d'expertise.

TOut dépend également de votre contrat, et des exclusions qu'il contient.
Il est difficile de juger d'un dossier au vu d'un autre dossier. La raison qui fait que l'expert de votre assurance a déclassé votre sinistre est unique. Soit le dossier le justifie (clause d'exclusion dans le contrat, obligation de justifier l'entretien régulier, et surtout cadène oxydée), soit le dossier ne le justifie absolument pas, et la raison de cette disqualification s'explique par le mandat de l'expert commis par votre assureur : sa mission n'est pas d'évaluer le préjudice, mais de le diminuer au possible, pour diminuer la prise de risque de l'assureur.

Il en est des experts comme des assureurs.
Certains sont agréés par les compagnies d'assurance. Ils ne vivent que grâce à eux. Leur chiffre d'affaire est 100% assurance. Inutile de chercher chez eux une réelle indépendance. Ils usurpent la qualité d'expert. Ils ne sont que techniciens commissionnés par la compagnie d'assurance pour présenter une évaluation du sinistre et les causes d'exonération de l'assureur.

D'autres sont dits "experts de propriétaire". Ils ne vivent que grâce aux propriétaires. Leur fonction est symétriquement opposée: ils ont pour fonction d'optimiser la prise en charge par l'assureur de votre sinistre. Et donc de le maximiser.

Les seuls "experts" proprement parlé sont ceux désignés en contradictoire, soit par les deux parties, soit par le Tribunal. Ils ont alors la mission de sortir un rapport contradictoire, de chiffrer le préjudice, et de donner les causes et éventuellement les responsabilités.

Comme vous pouvez le constater, les rôles sont radicalement différents.

En résumé, si votre préjudice est inférieur à 8000 ?, la question de la remise en cause de l'expertise est limite, le coût de la procédure judiciaire étant à la limite de la rentabilité. Si votre préjudice est supérieur à 8000 ?, elle ne se pose pas.

Cordialement,
Ariel DAHAN

Desconectado/a
SLOOP AMATEUR CP (Monocoque)
Forum member
answer no 230274

une photo serait bien venue.

Au vu des photos de même type de bateaux que le votre il semble que le trou de fixation de l'enrouleur soit 15 cm au dessus du pont, du plis de votre cadène sur la pointe de votre étrave. Cette cadène est elle rigide latéralement c'est à dire soudée sur les joues du davier et ce davier est-il solidement boulonné pour reprendre les efforts latéraux et longitudinaux de cette cadène au point d'accrochage bien haut ?. Si ce n'est pas le cas c'est normal que cela casse, On ne ferait pas autrement pour! Alors une photo serait bien venue. Normalement l'assureur devrait vous payer et ensuite se retourner contre le constructeur du bateau si vice de construction. Etant donné que 99% des bateaux ne naviguent que 2 semaines par année par beaux temps cela ne veut donc pas dire que le bateau ne présente pas de vice de construction si les autres bateaux ne cassent pas !
Si vous mettez une photo de la pièce je pourrait peut-être vous dire si c'est un vice de construction pour le cas il faudrait peut-être faire appel à non pas un expert naval accointé d'un côté ou de l'autre mais plutôt à un expert en mécanique du bureau VERITAS.

bonne chance!

Roger

Desconectado/a
Forum member
answer no 230287

Bonjour Ariel DAHAN et bonjour à tous,

"Les seuls "experts" proprement parlé sont ceux désignés en contradictoire, soit par les deux parties, soit par le Tribunal. Ils ont alors la mission de sortir un rapport contradictoire, de chiffrer le préjudice, et de donner les causes et éventuellement les responsabilités. "
Si je résume votre phrase, les experts qui sont des experts "à propreùent parlé" sont des experts judiciaires ?
Une remarque et une conviction :
- les experts judiciaires ne peuvent pas vivre des missions d'expertises judiciaire, ce n'est pas une profession mais une fonction complémentaire selon Bernard Peckels, expert honoraire agréé par la Cour de cassation, rédacteur en chef de la revue « Experts »
"L'expert judiciaire n'exerce pas une profession, mais une fonction, complémentaire de son activité professionnelle principale ou de connaissances particulières et reconnues. Pour autant, dans le cadre de la mission d'expertise qui lui est confiée par le juge, il doit respecter des dispositions législatives et réglementaires dont certaines sont impératives."
Ce qui veut dire que pour vivre de sa profession, l'expert judiciaire doit rechercher des missions auprès des assureurs ou(et) auprès des propriétaires des bateaux comme les autres experts.
- Je pense que la profession d'expert amiable ne peut s'exercer que dans un esprit d'indépendance.
Cordialement

Anonyme (no verificado)
answer no 230330
Kv33 a écrit :
Bonjour Ariel DAHAN et bonjour à tous,

"Les seuls "experts" proprement parlé sont ceux désignés en contradictoire, soit par les deux parties, soit par le Tribunal. Ils ont alors la mission de sortir un rapport contradictoire, de chiffrer le préjudice, et de donner les causes et éventuellement les responsabilités. "
Si je résume votre phrase, les experts qui sont des experts "à propreùent parlé" sont des experts judiciaires ?
Une remarque et une conviction :
- les experts judiciaires ne peuvent pas vivre des missions d'expertises judiciaire, ce n'est pas une profession mais une fonction complémentaire selon Bernard Peckels, expert honoraire agréé par la Cour de cassation, rédacteur en chef de la revue « Experts »
"L'expert judiciaire n'exerce pas une profession, mais une fonction, complémentaire de son activité professionnelle principale ou de connaissances particulières et reconnues. Pour autant, dans le cadre de la mission d'expertise qui lui est confiée par le juge, il doit respecter des dispositions législatives et réglementaires dont certaines sont impératives."
Ce qui veut dire que pour vivre de sa profession, l'expert judiciaire doit rechercher des missions auprès des assureurs ou(et) auprès des propriétaires des bateaux comme les autres experts.
- Je pense que la profession d'expert amiable ne peut s'exercer que dans un esprit d'indépendance.
Cordialement

 Je pense qu'Ariel a raison quand il sagit de dénoncer les experts prestataires d'assureurs ou de particuliers exclusivement. Il y en a même qui ne rechignent pas sur la pub de leur site "vous avez un problème avec votre assureur, c'est notre spécialité". Il faut dire que les abus ne manquent pas. Et je suis d'accord avec lui pour reconnaitre qu'un "vrai" expert ne fait pas de clientèlisme. De là à n'y trouver que des experts en contradictoire, ou sur demande d'une cour d'appel... je ne n'adhère pas jusqu'au bout et je rejoins ton analyse. Garde ton esprit d'indépendance, c'est simplement vital!

The offshore cruisers community...