Le tour de Sardaigne a Motocyclette
publié le 07 Août 2015 22:45
bon je ne sais pas si ça va pâsser la bien pensance, je tente
Heureux celui qui croit l’être - Road trip sarde de Rigless Joe.
Première étape.
Une fois n’est pas coutume, et pour mon dernier séjour, je ne concours pas au jeu du meilleur orchidoclaste (1) de managère, non écoutes plutôt, écoutes moi ce bruit :
- Peuf peuf peuf peuf peuf …….
- Joe, me lance soudain Etienne du haut de sa béhème en rutile (2) , t’as aussi la serpette et le hachoir en silex dans les sacoches, on sait jamais pour réparer? On part faire un road trip, pas labourer la campagne en Harley Ferguson !
- Laisse béton et suces moi la roue mon pot’, la Harley tu verras toujours son meilleur côté comme on matte les gonzesses : par son cul. D’ailleurs quand elles chaloupent leurs poignées d’amour je me demande bien qu’est ce que ça leur fait le string qui, de droite à gauche titille leur petit bouton…. Y’a plein de questions existentielles comme ça, qu’on a pas le droit de poser…
- Joe ! Putain, on est avec les régulières là….(je bonifie l’Etienne ne dit pas de gros mots)
- OOOppss, OK Etienne. Au fait les boulons qui tombent, tu me les ramasses derrière, déconne pas hein !.
On partait sur les routes sardes retrouver Courtes-Pattes, géologue de compète gitant au troisième TTA et….
- Mais Joe enfin, il n’a pas de nom ton copain géologue ? me tance ma moitié.
Bon en poids, la moitié et même un peu plus quand même et …au fait, c’est un truc que les curés, les maires et les notaires devraient rajouter dans leurs laïus avant la signature et la bénédiction, je te le fais en vernaculaire car lui le dirais en latin (côté érudit et savant):
- Mademoiselle avant de devenir Madame, jurez –vous de rester…blablabla…. des conneries, non juste un truc à jurer : Mademoiselle avant de devenir Madame et vous aurez le droit de doubler vos années, ou triplez ou même plus, ainsi que doublez ou triplez vos talents mais par contre interdits d’augmenter vos talents (talentum), bref pas de livres supplémentaires ou alors dix pour cent, donc Mademoiselle Jurez-vous de rester aux mêmes livres disons à 10% près ?
- Mais Monsieur le curé, et la lecture, je vais m’ennuyer en restant aux mêmes livres.
Ouais, tu le sais les gonzesses ça ne sait pas répondre à une question par une réponse comme un humain normal, à contrario des sodomites, des englishes monolingues, des muselés enturbannés, et autres bipèdes aliènes. Réponse genre oui ou non.
- Mademoiselle, Dieu par ma bouche vous parle de talents unité de masse, des livres-poids, des kilogrammes, de paoundes. Dieu dans sa mansuétude vous jure lui-même qu’aux mêmes livres, votre futur mari ne sera point marri, et d’oncques ne s’ennuiera point. D’ailleurs Mademoiselle, vous êtes en ce moment même sur une balance Roberval et vous voyez, le dix grammes en plus sont ceux de l’anneau marital que vous tenez en main. Dieu me souffle à l’instant qu’au bas de votre petit cahier de doléances encore vierge lui au moins, tu vois la dulcinée serrer immédiatement les cuisses aux pieds de l’autel, vu quelle croyait que le Bon Dieu même s’il voyait tout partout n’irait quand même pas voir sous sa petite dentelle qui cachait très mal son petit minou déjà bien humide ; mademoiselle vous m’écoutez ?
- Oui mon père !
- Doncques vous inscrirez sur votre petit cahier ce chiffre de talents , de livres, de kilos ou de paoundes en lieu et place de chaque numéro de page, et avant de relire à votre promis ici, une ligne, une faute, un manquement, un oubli, jusqu’à la fin des temps, vous consulterez à chaque fois ce numéro. Le Jurez-vous ?
- Quoi, les livres qu’avec les dix pour cent !
- Oui, oui, là en bas, avec les unités mon enfant, des fois qu’avec le temps vous confondriez les kilos d’avec les livres…oui c’est ça….sur chaque page…làààààà
- Sinon ?
- Si Si signez ici ma chère enfant, sinon nous, la trinité d’ici bas, notre père le curé comme gardien des âmes, Monsieur le maire comme gardien des lois et maitre notaire comme gardien des biens, ne validerons point une union déjà parjurée … Et oubliez la sainte Trinité, elle ne pourra rien pour éteindre le feu de votre anneau secret !
La gonzesse, qu’esse tu veux qu’elle dise, là au brule pourpoint hein ? Devant l’assemblée réunie qui s’impatiente de ces chuchotements en attendant le buffet déjà servi. Clin d’œil vers le padré qui recevrait autant de kilos de cierges que de kilos qu’elle ne prendrait point!
- Joe, tu es bien chiche mon petit, disons de kilos par an ! dit une grosse voix derrière la sacristie.
- Topez là Seigneur, kilos par an, pour dix pour cent maxi je signe de mon sang ! Mais vous Saigneur (ya pas faute), Vous qui voyez dans l’avenir vous n’auriez pas un selfie d’elle de dans 20 ans ? allez Bon Dieu, un cut and paste, pitié…
Mais les Curés, les maires et les notaires sont des nigauds, des falots, bref des salauds, et n’ont point validé hélas, cette barrière anti-dérapage, recette anti-graisse comme un régime de Grèce si tu préfères, mais je diverge….disons je dis vague. Revenons.
- Ma Chérie, bien sûr qu’il a un nom complet le Courtes-Pattes, …..euh voyons , Antonio Courtes-pattes je crois, mais Antonio c’est pas sûr !
- C’est ça, je nous y vois au fond du village nuragique perdu dans les collines arides demander en langue Sarde: bonjour Monsieur, connaissez vous l’adresse de Courtes-Pattes Antonio, vous savez le copain de Rigless Joe, mon mari, le loup blanc un peu bizarre qui regarde ce qui brandouille encore sur sa bécane préhistorique au coin du bar, là-bas.
- Meuh pas la peine ma douce, Courtes-pattes est aussi un loup blanc dans son pays, 40 ans au forage même à la géol, ça forge les âmes et sélectionne les loups parmi les cabots hein !
Elle était là attendant que je la monte et l’enfourche prête pour une chevauchée bien ponctuée par les coups de reins réguliers qui feraient tressauter ses seins rebondis de femme mure fermement enfourchée!
Espèce de pervers, je te parle de la motocyclette, car sur la Harley, tu ressens dans les reins chaque coup de piston !! C’est tout !
En selle !
Un peu inquiet quand même alors que défilaient les premiers kilomètres d’asphalte brulants, car on avait vu pendant le tour de Grèce (1,2,3) que cette bécane était quelque peu versée dans les voyages spatio-temporels. L’Etienne semblait déjà ailleurs aussi, croyant traverser en cet instant sa bonne plaine d’Alsace moult fois retournée par des hordes barbares. Ce n’est pas pour rien que pendant plusieurs siècles, les limes du monde civilisé s’arrêtaient sur les berges du Rhin. La différence ici, c’est que pendant 4000 milles ans les autochtones ne virent aucun teuton poilu, aucun sarrasin sanguinaire, aucun barbare destructeur. D’ailleurs ceux-ci ont-ils vraiment changé? Bref on cala bien vite nos béquilles pour rassurer nos chéries qui croyaient encore rouler en 2015 après, dans cette vallée paisible parcourue par l’autostrade. Et Notre premier Nuraghe.
Ah oui, la civilisation des Nuraghe, existe entre -2000 avant, l’époque du Bronze moyen en Grèce, de Mycènes et de la guerre de Troie, quelques mille ans avant la grande Grèce de Périclès et les exploits immémoriaux des trois cents aux Thermopiles ; la culture nuragique sarde se dilue dans la Pax Romana vers -500. Avant le petit baigneur, fils pas tout à fait légitime du Grand Saigneur rassis sur son trône éternel entouré d’anges eunuques et asexués. Tu parles d’une éternité marrante !
Je te montre notre premier nuraghe.
- Pas mal ce premier nuraghe, et si on les voyait tous?
Un peu comme on se lance en road trip dans les Corbières pour faire le tour de tous les châteaux cathares. Castels imprenables d’une bande d’intégristes chrétiens, dégénérés d’un autre temps, mais toutefois proprement calmés par les Croisés dans un grand Barbecue de sarments, de chênes vert et de chênes lièges. Juste empilé sur la braise leurs leaders dealers. Eh hop ! Eh ho, je ne dis pas qu’il faudrait s’en inspirer today. Je ne le dis pas ! Méthode pourtant radicale génératrice de paix durable utilisée aussi par Scipion l’Africain 1200 ans plus tôt , pour nettoyer l’Italie, la Sicile, la Sardaigne et toute la méditerranée des pirates Carthaginois pendant 10 siècles. Pour les vaincus un choix simple, la galère ou la carrière. De là tu vois le recul au Moyen âge, car on y gaspillera alors les bonnes paire de bras dans des barbecues géants superfétatoires. L’intégriste, barbare nodocéphale (2) ça se civilise au marteau et au burin de bronze. Un dans chaque pogne du matin jusqu’au soir mais seulement s’il veut becqueter.
- Eh le muzelé, si t’es adroit tu sortiras des belles sculptures à partir du gros bloc là, alors tu prendras la file de gauche, si t’es maladroit tu feras du gravier, file de droite. Vas-y montre, tape !
Évidemment au début l’ectoplasme rechigne, mais quand il a bien faim, il commence à taper en se faisant plein d’ampoules. Ne pas rechigner sur le pain et la bolée de céréales car faut du muscle pour marteler. Ensuite il devient déjà moins con en évitant ses propres doigts :
- Chef le bol est petit là !
- Le tas de gravillons aussi, alors petit tas petit bol, gros tas gros bol ! capito ?
Carier c’était un métier noble, qui permit de construire des voies romaines. On pourrait faire des autoroutes pareil vu qu’il faut pas mal de gravier. Mais non, je ne le dis pas.
Les visiter tous les nuraghes, on pourrait pas non plus car il y en avait quatre milles et plus.
Revenons sur l’édifice, je vais pas te faire un cours d’architecture militaire car ma blonde à la demi, a déjà fait le tour de ce tas de cailloux pour se ranger à l’ombre apaisante d’un olivier centenaire alors que du haut de la bastille, j’analyse la campagne environnante pour chercher par où ils ont apporté ces blocs de quelques tonnes à partir de la colline là-bas à 15 bornes et en faire un château rond ! Sans mortier. Mais surtout comment !
- T’imagines bien comment faire rouler un bloc de 5 tonnes équarri sur des rondins de bois en tirant avec des cordes de chanvre. Bien sûr, faut avoir pensé à faire pousser du chanvre, trouvé un type qui sait en faire une cordes – tu sais toi le faire ? moi pas.
Tiens encore un boulot pour muzelés désœuvrés autant qu’envahissants afin de les rendre un peu intelligent – non ? ok disons moins cons - plutôt que leur offrir une télé chacun, un abri à l’ombre et les laisser se tirer sur la nouille à longueur de journée en ânonnant le cul en l’air un bouquin vieux de l’an 800.
Mais le bloc n’est ni équarri ni rond non plus, donc pas les billots, la roue vient d’être juste inventée au siècle dernier, alors je pense que j’aurais …..je subodorai la technique oubliée quand un bonhomme en toge et sandalettes, à barbe vénérable, blanche quoi, sorti de nulle part, commence par ces mots :
- Ah ah Joe, pas mal pas mal, j’ai entendu parler de la roue inventée ya un siècle mais on ne l’a pas alors on fait plus simple, on creuse une large rigole, et on récupère un bon tas de petits gravier et….
Merdalors, je ne rêvais pas, le type venait de sortir du temps pour entrer dans le mien ou bien j’étais rentré dans le sien propre je me figurais ! Mortdieu, la relativité n’existait pas ya 3800 ans, pas le temps d’analyser, fallait en profiter pour qu’il m’éclaire l’archi vénérable de l’époque:
- Votre nom, pardon j’ai pas saisi…
- Antonin ! Antonin d’Abassanta. Meuh si tu me connais, au moins un peu puisque tu vas voir la descendance, si si Courtes-pattes l’Antonio !
Je voulu faire un signe à ma blonde qui partait toujours trop tôt pour faire ces rencontres improbables et qui bien sûr me jaugerait encore d’un œil inquiet et soupçonneux quand je lui parlerai d’Antonin d’Abbassanta. Je n’insiste jamais trop quand elle me diagnostique le ciboulot ; elle peut te faire emmailloter n’importe quel quidam dans une camisole serrée d’un seul trait de plume. A vie. A mort quoi !
- Les petits gravillons ? Antonin, me dit pas que vous les fabri….non !!!
- Si , si, joe, avec tous les nodocéphales là-bas, tu les entends d’ici clonk clonk clonk clink aïe ! clonk clonk…..
Alors qu’on inspectait un moment en silence cette sorte de rigole qui serpentait de la colline et où l’on voyait un groupe ahanait sur leur chanvre en faisant ripper un bloc sur son lit de gravier, je lançais à haute voix :
- Merdum Antonin ! Les tiens ahanent quand les miens ânonnent ! Et le chanvre ils le fument !
- Tu m’as dit pourtant qu’il ya avait toujours des maillets, de ciseaux à pierre à ton époque. Faut aussi quelques lanières en cuir pour arrimer leur motivation Joe !! Mais pas trop appuyer non plus, nous on a un véritable artiste du flagellum, il sait doser son trait de cuir telle la guêpe la piqure de son dard sur le dos du barbare inculte, juste là où il n’attend pas.
- Oh ho regardes-le, çui-là !
Un énergumène hystérique mouline ses bras à l’entrée du village juste avant la barbacane en soufflant ce qui me semblait être un sifflet antique à petit pois comme s’il voulait générer le mégawatt des éoliennes secouée par une tramontane narbonnaise de 35 nœuds.
- Eolienne ? c’est quoi Joe.
- Des moulins à vent qui font de l’électricité.
- Electricité ?
- C’est le truc de Thales de Milet le Grec, tu sais l’électron, l’ambre jaune quoi, que tu frottes avec le chiffon et qu’attires les petits papiers, mais bon c’est vrai que Thales ne trouvera ça que dans 1200 ans remarque, 2615 ans avant là d’où je viens !
- ça vous sert à quoi Joe ?
- Eh bien tu vois les types là-bas qui ahanent, on les remplace par des moteurs électriques qui sont fort comme…..laisse moi sortir la tablette ……
- Finalement il est où ton progrès, moi aussi j’ai une tablette !
- Attends Antonin, disons 500 watts pour le plus costaud de mon époque, 800 kw le moteur de la TDS, donc le moteur c’est un peu comme 1600 bonhommes qui tireraient des blocs, ou tourneraient un treuil à bras pour forer un puits d’eau !
- Hummm , mais les 1600 nodocéphales enturbannés, qu’esse vous en faites alors ?
- Ben je t’ai raconté, sont à l’ombre à se tirer sur la nouille en récitant des conneries, attendant de sortir pour faire péter la civilisation !
- Finalement il est où ton progrès Joé ?
- …….
Le Soleil se rapprochait lentement de la colline en rougeoyant, il promettait des heures plus tièdes pour la nuit, ce ces instants éphémères propices aux réflexions où l’on peut regarder le soleil, les yeux dans les yeux comme on est fasciné par le feu d’un foyer contenu, maitrisé, où mijote dans le chaudron suspendu un bon ragout de sanglier parfumé ; un feu alimenté où ta blonde passe entre le faire ceci cela, pour touiller quelque tours de la cuillère de bois afin que le viande n’accroche et ne se gâte par un trop cuit intempestif. L’humes tu ?
Antonin et mézigue, silencieux sur le faite du château, ruminant nos pensées sur la marche du monde et l’hurluberlu là-bas un peu calmé par une blonde pas blonde d’ailleurs qu’on pouvait deviner :
- Si si un des deux là haut, c’est mon maritus d’époux !
- Il ne sait pas lire les panneaux en latin?
- Si si mais c’est un stratocumulocéphale et je l’ai diagnostiqué bien trop tard ; à votre place je ne m’approcherai pas trop quand il discute avec des revenants ! Mais l’autre personne à côté de lui là haut vous le reconnaissez d’ici?
- Oui, évidemment c’est Antonin D’Abassanta, notre architecte, il s’occupe de l’extension du nuraghe. Lui il sait pourtant que c’est interdit !
On vit alors clairement la dame tituber légèrement, reculer immédiatement de quelques pas, et dans un éclat de Soleil reflété par ses yeux, je lus bien son angoisse de femme qui se serait perdu dans un monde de fous et dans une autre époque ! Bref un monde d’êtres phallocéphales exogènes qu’auraient chacun leurs méninges sans lobe frontal localisé dans deux petites noix. En plus les reconnaitre c’est son boulot !
- Allez Bonsoir Joé dit il en souriant à cette saynète, soirée sympa, je file car ma douce m’attend près du foyer, je ne te la présente pas elle n’aime pas trop quand je ramène des invités impromptus.
- Ya un farceur qu’a dû jumeler les cités par delà les temps, avec les bonnes femmes à l’intérieur en même temps.
- Antonin, Antonin, attends encore une dernière question pour ce soir
- Vas-y, mais je vais me faire ramoner ce qui signifie …
- Que ce soir, tu pourras pas lui rendre la pareille, c’est ça aussi ?
- Des copies je te dis …vas –y !
- Pourquoi des tours rondes même au sommet? j’ai appris des pédagogues, que la tour ronde est une évolution naturelle des tours carrées troyennes, assyriennes, grecques ou romaines due à l’invention des catapultes et autres machines à guerroyer de loin, le projectile ricochait sur la rondeur de la tour ! Mais maintenant, c’est pas inventé encore.
- T’as raison Joe, mais on a trouvé cette forme ronde sympa, dans le couchant on dirait des seins de femmes qui constellent les environs, ça te colle un repère au lointain comme un cairn solide pour te rappeler l’essentiel de la vie, évidemment tu ne pouvais pas voir car il manque les tétons, les créneaux sont venus bien après. Ah oui, c’est pour ça aussi que je suis venu te voir ce soir, celui qui monte toujours en haut pour se rapprocher du ciel ou s’écarter des hommes, avec lui seul on peut bien discuter, un rêveur éveillé qui attend toujours pour partir que les étoiles s’allument!
- Antonin, mon docteur dit un stratocumulocéphale !
- Ça vient du Grec, la langue des docteurs ! mais c’est pareil.
La nuit tombait, le garde était parti, sosu lolivier elle attendait:
- Mais d'où tu viens Joe?
- ben, j'étais avec Antonin en 2015. Avant.
Voilà exactement comment ça s’est passé durant la première étape et vous pouvez demander à Etienne qui s’est fait chopper au sommet lui aussi!
Ton copain Rigless Joe, centurion d’un rig qu’est pas là.
Nuraghe Abassanta et son olivier à abriter les psy échaudée
Rigless joe légionnaire des contracté
Notes de lectures :
(1) Orchidoclaste : étymologiquement un casse-couilles.
(2) : BMW 1200GS direct de l'étagère.
(3) Nodocéphale : étymologiquement une tête de nœud, nodo le nœud, Céphale la tête sous le turban.
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Argonaute III
Heureux celui qui croit l’être - Road trip sarde de Rigless Joe.
Première étape.
Une fois n’est pas coutume, et pour mon dernier séjour, je ne concours pas au jeu du meilleur orchidoclaste (1) de managère, non écoutes plutôt, écoutes moi ce bruit :
- Peuf peuf peuf peuf peuf …….
- Joe, me lance soudain Etienne du haut de sa béhème en rutile (2) , t’as aussi la serpette et le hachoir en silex dans les sacoches, on sait jamais pour réparer? On part faire un road trip, pas labourer la campagne en Harley Ferguson !
- Laisse béton et suces moi la roue mon pot’, la Harley tu verras toujours son meilleur côté comme on matte les gonzesses : par son cul. D’ailleurs quand elles chaloupent leurs poignées d’amour je me demande bien qu’est ce que ça leur fait le string qui, de droite à gauche titille leur petit bouton…. Y’a plein de questions existentielles comme ça, qu’on a pas le droit de poser…
- Joe ! Putain, on est avec les régulières là….(je bonifie l’Etienne ne dit pas de gros mots)
- OOOppss, OK Etienne. Au fait les boulons qui tombent, tu me les ramasses derrière, déconne pas hein !.
On partait sur les routes sardes retrouver Courtes-Pattes, géologue de compète gitant au troisième TTA et….
- Mais Joe enfin, il n’a pas de nom ton copain géologue ? me tance ma moitié.
Bon en poids, la moitié et même un peu plus quand même et …au fait, c’est un truc que les curés, les maires et les notaires devraient rajouter dans leurs laïus avant la signature et la bénédiction, je te le fais en vernaculaire car lui le dirais en latin (côté érudit et savant):
- Mademoiselle avant de devenir Madame, jurez –vous de rester…blablabla…. des conneries, non juste un truc à jurer : Mademoiselle avant de devenir Madame et vous aurez le droit de doubler vos années, ou triplez ou même plus, ainsi que doublez ou triplez vos talents mais par contre interdits d’augmenter vos talents (talentum), bref pas de livres supplémentaires ou alors dix pour cent, donc Mademoiselle Jurez-vous de rester aux mêmes livres disons à 10% près ?
- Mais Monsieur le curé, et la lecture, je vais m’ennuyer en restant aux mêmes livres.
Ouais, tu le sais les gonzesses ça ne sait pas répondre à une question par une réponse comme un humain normal, à contrario des sodomites, des englishes monolingues, des muselés enturbannés, et autres bipèdes aliènes. Réponse genre oui ou non.
- Mademoiselle, Dieu par ma bouche vous parle de talents unité de masse, des livres-poids, des kilogrammes, de paoundes. Dieu dans sa mansuétude vous jure lui-même qu’aux mêmes livres, votre futur mari ne sera point marri, et d’oncques ne s’ennuiera point. D’ailleurs Mademoiselle, vous êtes en ce moment même sur une balance Roberval et vous voyez, le dix grammes en plus sont ceux de l’anneau marital que vous tenez en main. Dieu me souffle à l’instant qu’au bas de votre petit cahier de doléances encore vierge lui au moins, tu vois la dulcinée serrer immédiatement les cuisses aux pieds de l’autel, vu quelle croyait que le Bon Dieu même s’il voyait tout partout n’irait quand même pas voir sous sa petite dentelle qui cachait très mal son petit minou déjà bien humide ; mademoiselle vous m’écoutez ?
- Oui mon père !
- Doncques vous inscrirez sur votre petit cahier ce chiffre de talents , de livres, de kilos ou de paoundes en lieu et place de chaque numéro de page, et avant de relire à votre promis ici, une ligne, une faute, un manquement, un oubli, jusqu’à la fin des temps, vous consulterez à chaque fois ce numéro. Le Jurez-vous ?
- Quoi, les livres qu’avec les dix pour cent !
- Oui, oui, là en bas, avec les unités mon enfant, des fois qu’avec le temps vous confondriez les kilos d’avec les livres…oui c’est ça….sur chaque page…làààààà
- Sinon ?
- Si Si signez ici ma chère enfant, sinon nous, la trinité d’ici bas, notre père le curé comme gardien des âmes, Monsieur le maire comme gardien des lois et maitre notaire comme gardien des biens, ne validerons point une union déjà parjurée … Et oubliez la sainte Trinité, elle ne pourra rien pour éteindre le feu de votre anneau secret !
La gonzesse, qu’esse tu veux qu’elle dise, là au brule pourpoint hein ? Devant l’assemblée réunie qui s’impatiente de ces chuchotements en attendant le buffet déjà servi. Clin d’œil vers le padré qui recevrait autant de kilos de cierges que de kilos qu’elle ne prendrait point!
- Joe, tu es bien chiche mon petit, disons de kilos par an ! dit une grosse voix derrière la sacristie.
- Topez là Seigneur, kilos par an, pour dix pour cent maxi je signe de mon sang ! Mais vous Saigneur (ya pas faute), Vous qui voyez dans l’avenir vous n’auriez pas un selfie d’elle de dans 20 ans ? allez Bon Dieu, un cut and paste, pitié…
Mais les Curés, les maires et les notaires sont des nigauds, des falots, bref des salauds, et n’ont point validé hélas, cette barrière anti-dérapage, recette anti-graisse comme un régime de Grèce si tu préfères, mais je diverge….disons je dis vague. Revenons.
- Ma Chérie, bien sûr qu’il a un nom complet le Courtes-Pattes, …..euh voyons , Antonio Courtes-pattes je crois, mais Antonio c’est pas sûr !
- C’est ça, je nous y vois au fond du village nuragique perdu dans les collines arides demander en langue Sarde: bonjour Monsieur, connaissez vous l’adresse de Courtes-Pattes Antonio, vous savez le copain de Rigless Joe, mon mari, le loup blanc un peu bizarre qui regarde ce qui brandouille encore sur sa bécane préhistorique au coin du bar, là-bas.
- Meuh pas la peine ma douce, Courtes-pattes est aussi un loup blanc dans son pays, 40 ans au forage même à la géol, ça forge les âmes et sélectionne les loups parmi les cabots hein !
Elle était là attendant que je la monte et l’enfourche prête pour une chevauchée bien ponctuée par les coups de reins réguliers qui feraient tressauter ses seins rebondis de femme mure fermement enfourchée!
Espèce de pervers, je te parle de la motocyclette, car sur la Harley, tu ressens dans les reins chaque coup de piston !! C’est tout !
En selle !
Un peu inquiet quand même alors que défilaient les premiers kilomètres d’asphalte brulants, car on avait vu pendant le tour de Grèce (1,2,3) que cette bécane était quelque peu versée dans les voyages spatio-temporels. L’Etienne semblait déjà ailleurs aussi, croyant traverser en cet instant sa bonne plaine d’Alsace moult fois retournée par des hordes barbares. Ce n’est pas pour rien que pendant plusieurs siècles, les limes du monde civilisé s’arrêtaient sur les berges du Rhin. La différence ici, c’est que pendant 4000 milles ans les autochtones ne virent aucun teuton poilu, aucun sarrasin sanguinaire, aucun barbare destructeur. D’ailleurs ceux-ci ont-ils vraiment changé? Bref on cala bien vite nos béquilles pour rassurer nos chéries qui croyaient encore rouler en 2015 après, dans cette vallée paisible parcourue par l’autostrade. Et Notre premier Nuraghe.
Ah oui, la civilisation des Nuraghe, existe entre -2000 avant, l’époque du Bronze moyen en Grèce, de Mycènes et de la guerre de Troie, quelques mille ans avant la grande Grèce de Périclès et les exploits immémoriaux des trois cents aux Thermopiles ; la culture nuragique sarde se dilue dans la Pax Romana vers -500. Avant le petit baigneur, fils pas tout à fait légitime du Grand Saigneur rassis sur son trône éternel entouré d’anges eunuques et asexués. Tu parles d’une éternité marrante !
Je te montre notre premier nuraghe.
- Pas mal ce premier nuraghe, et si on les voyait tous?
Un peu comme on se lance en road trip dans les Corbières pour faire le tour de tous les châteaux cathares. Castels imprenables d’une bande d’intégristes chrétiens, dégénérés d’un autre temps, mais toutefois proprement calmés par les Croisés dans un grand Barbecue de sarments, de chênes vert et de chênes lièges. Juste empilé sur la braise leurs leaders dealers. Eh hop ! Eh ho, je ne dis pas qu’il faudrait s’en inspirer today. Je ne le dis pas ! Méthode pourtant radicale génératrice de paix durable utilisée aussi par Scipion l’Africain 1200 ans plus tôt , pour nettoyer l’Italie, la Sicile, la Sardaigne et toute la méditerranée des pirates Carthaginois pendant 10 siècles. Pour les vaincus un choix simple, la galère ou la carrière. De là tu vois le recul au Moyen âge, car on y gaspillera alors les bonnes paire de bras dans des barbecues géants superfétatoires. L’intégriste, barbare nodocéphale (2) ça se civilise au marteau et au burin de bronze. Un dans chaque pogne du matin jusqu’au soir mais seulement s’il veut becqueter.
- Eh le muzelé, si t’es adroit tu sortiras des belles sculptures à partir du gros bloc là, alors tu prendras la file de gauche, si t’es maladroit tu feras du gravier, file de droite. Vas-y montre, tape !
Évidemment au début l’ectoplasme rechigne, mais quand il a bien faim, il commence à taper en se faisant plein d’ampoules. Ne pas rechigner sur le pain et la bolée de céréales car faut du muscle pour marteler. Ensuite il devient déjà moins con en évitant ses propres doigts :
- Chef le bol est petit là !
- Le tas de gravillons aussi, alors petit tas petit bol, gros tas gros bol ! capito ?
Carier c’était un métier noble, qui permit de construire des voies romaines. On pourrait faire des autoroutes pareil vu qu’il faut pas mal de gravier. Mais non, je ne le dis pas.
Les visiter tous les nuraghes, on pourrait pas non plus car il y en avait quatre milles et plus.
Revenons sur l’édifice, je vais pas te faire un cours d’architecture militaire car ma blonde à la demi, a déjà fait le tour de ce tas de cailloux pour se ranger à l’ombre apaisante d’un olivier centenaire alors que du haut de la bastille, j’analyse la campagne environnante pour chercher par où ils ont apporté ces blocs de quelques tonnes à partir de la colline là-bas à 15 bornes et en faire un château rond ! Sans mortier. Mais surtout comment !
- T’imagines bien comment faire rouler un bloc de 5 tonnes équarri sur des rondins de bois en tirant avec des cordes de chanvre. Bien sûr, faut avoir pensé à faire pousser du chanvre, trouvé un type qui sait en faire une cordes – tu sais toi le faire ? moi pas.
Tiens encore un boulot pour muzelés désœuvrés autant qu’envahissants afin de les rendre un peu intelligent – non ? ok disons moins cons - plutôt que leur offrir une télé chacun, un abri à l’ombre et les laisser se tirer sur la nouille à longueur de journée en ânonnant le cul en l’air un bouquin vieux de l’an 800.
Mais le bloc n’est ni équarri ni rond non plus, donc pas les billots, la roue vient d’être juste inventée au siècle dernier, alors je pense que j’aurais …..je subodorai la technique oubliée quand un bonhomme en toge et sandalettes, à barbe vénérable, blanche quoi, sorti de nulle part, commence par ces mots :
- Ah ah Joe, pas mal pas mal, j’ai entendu parler de la roue inventée ya un siècle mais on ne l’a pas alors on fait plus simple, on creuse une large rigole, et on récupère un bon tas de petits gravier et….
Merdalors, je ne rêvais pas, le type venait de sortir du temps pour entrer dans le mien ou bien j’étais rentré dans le sien propre je me figurais ! Mortdieu, la relativité n’existait pas ya 3800 ans, pas le temps d’analyser, fallait en profiter pour qu’il m’éclaire l’archi vénérable de l’époque:
- Votre nom, pardon j’ai pas saisi…
- Antonin ! Antonin d’Abassanta. Meuh si tu me connais, au moins un peu puisque tu vas voir la descendance, si si Courtes-pattes l’Antonio !
Je voulu faire un signe à ma blonde qui partait toujours trop tôt pour faire ces rencontres improbables et qui bien sûr me jaugerait encore d’un œil inquiet et soupçonneux quand je lui parlerai d’Antonin d’Abbassanta. Je n’insiste jamais trop quand elle me diagnostique le ciboulot ; elle peut te faire emmailloter n’importe quel quidam dans une camisole serrée d’un seul trait de plume. A vie. A mort quoi !
- Les petits gravillons ? Antonin, me dit pas que vous les fabri….non !!!
- Si , si, joe, avec tous les nodocéphales là-bas, tu les entends d’ici clonk clonk clonk clink aïe ! clonk clonk…..
Alors qu’on inspectait un moment en silence cette sorte de rigole qui serpentait de la colline et où l’on voyait un groupe ahanait sur leur chanvre en faisant ripper un bloc sur son lit de gravier, je lançais à haute voix :
- Merdum Antonin ! Les tiens ahanent quand les miens ânonnent ! Et le chanvre ils le fument !
- Tu m’as dit pourtant qu’il ya avait toujours des maillets, de ciseaux à pierre à ton époque. Faut aussi quelques lanières en cuir pour arrimer leur motivation Joe !! Mais pas trop appuyer non plus, nous on a un véritable artiste du flagellum, il sait doser son trait de cuir telle la guêpe la piqure de son dard sur le dos du barbare inculte, juste là où il n’attend pas.
- Oh ho regardes-le, çui-là !
Un énergumène hystérique mouline ses bras à l’entrée du village juste avant la barbacane en soufflant ce qui me semblait être un sifflet antique à petit pois comme s’il voulait générer le mégawatt des éoliennes secouée par une tramontane narbonnaise de 35 nœuds.
- Eolienne ? c’est quoi Joe.
- Des moulins à vent qui font de l’électricité.
- Electricité ?
- C’est le truc de Thales de Milet le Grec, tu sais l’électron, l’ambre jaune quoi, que tu frottes avec le chiffon et qu’attires les petits papiers, mais bon c’est vrai que Thales ne trouvera ça que dans 1200 ans remarque, 2615 ans avant là d’où je viens !
- ça vous sert à quoi Joe ?
- Eh bien tu vois les types là-bas qui ahanent, on les remplace par des moteurs électriques qui sont fort comme…..laisse moi sortir la tablette ……
- Finalement il est où ton progrès, moi aussi j’ai une tablette !
- Attends Antonin, disons 500 watts pour le plus costaud de mon époque, 800 kw le moteur de la TDS, donc le moteur c’est un peu comme 1600 bonhommes qui tireraient des blocs, ou tourneraient un treuil à bras pour forer un puits d’eau !
- Hummm , mais les 1600 nodocéphales enturbannés, qu’esse vous en faites alors ?
- Ben je t’ai raconté, sont à l’ombre à se tirer sur la nouille en récitant des conneries, attendant de sortir pour faire péter la civilisation !
- Finalement il est où ton progrès Joé ?
- …….
Le Soleil se rapprochait lentement de la colline en rougeoyant, il promettait des heures plus tièdes pour la nuit, ce ces instants éphémères propices aux réflexions où l’on peut regarder le soleil, les yeux dans les yeux comme on est fasciné par le feu d’un foyer contenu, maitrisé, où mijote dans le chaudron suspendu un bon ragout de sanglier parfumé ; un feu alimenté où ta blonde passe entre le faire ceci cela, pour touiller quelque tours de la cuillère de bois afin que le viande n’accroche et ne se gâte par un trop cuit intempestif. L’humes tu ?
Antonin et mézigue, silencieux sur le faite du château, ruminant nos pensées sur la marche du monde et l’hurluberlu là-bas un peu calmé par une blonde pas blonde d’ailleurs qu’on pouvait deviner :
- Si si un des deux là haut, c’est mon maritus d’époux !
- Il ne sait pas lire les panneaux en latin?
- Si si mais c’est un stratocumulocéphale et je l’ai diagnostiqué bien trop tard ; à votre place je ne m’approcherai pas trop quand il discute avec des revenants ! Mais l’autre personne à côté de lui là haut vous le reconnaissez d’ici?
- Oui, évidemment c’est Antonin D’Abassanta, notre architecte, il s’occupe de l’extension du nuraghe. Lui il sait pourtant que c’est interdit !
On vit alors clairement la dame tituber légèrement, reculer immédiatement de quelques pas, et dans un éclat de Soleil reflété par ses yeux, je lus bien son angoisse de femme qui se serait perdu dans un monde de fous et dans une autre époque ! Bref un monde d’êtres phallocéphales exogènes qu’auraient chacun leurs méninges sans lobe frontal localisé dans deux petites noix. En plus les reconnaitre c’est son boulot !
- Allez Bonsoir Joé dit il en souriant à cette saynète, soirée sympa, je file car ma douce m’attend près du foyer, je ne te la présente pas elle n’aime pas trop quand je ramène des invités impromptus.
- Ya un farceur qu’a dû jumeler les cités par delà les temps, avec les bonnes femmes à l’intérieur en même temps.
- Antonin, Antonin, attends encore une dernière question pour ce soir
- Vas-y, mais je vais me faire ramoner ce qui signifie …
- Que ce soir, tu pourras pas lui rendre la pareille, c’est ça aussi ?
- Des copies je te dis …vas –y !
- Pourquoi des tours rondes même au sommet? j’ai appris des pédagogues, que la tour ronde est une évolution naturelle des tours carrées troyennes, assyriennes, grecques ou romaines due à l’invention des catapultes et autres machines à guerroyer de loin, le projectile ricochait sur la rondeur de la tour ! Mais maintenant, c’est pas inventé encore.
- T’as raison Joe, mais on a trouvé cette forme ronde sympa, dans le couchant on dirait des seins de femmes qui constellent les environs, ça te colle un repère au lointain comme un cairn solide pour te rappeler l’essentiel de la vie, évidemment tu ne pouvais pas voir car il manque les tétons, les créneaux sont venus bien après. Ah oui, c’est pour ça aussi que je suis venu te voir ce soir, celui qui monte toujours en haut pour se rapprocher du ciel ou s’écarter des hommes, avec lui seul on peut bien discuter, un rêveur éveillé qui attend toujours pour partir que les étoiles s’allument!
- Antonin, mon docteur dit un stratocumulocéphale !
- Ça vient du Grec, la langue des docteurs ! mais c’est pareil.
La nuit tombait, le garde était parti, sosu lolivier elle attendait:
- Mais d'où tu viens Joe?
- ben, j'étais avec Antonin en 2015. Avant.
Voilà exactement comment ça s’est passé durant la première étape et vous pouvez demander à Etienne qui s’est fait chopper au sommet lui aussi!
Ton copain Rigless Joe, centurion d’un rig qu’est pas là.
Nuraghe Abassanta et son olivier à abriter les psy échaudée
Rigless joe légionnaire des contracté
Notes de lectures :
(1) Orchidoclaste : étymologiquement un casse-couilles.
(2) : BMW 1200GS direct de l'étagère.
(3) Nodocéphale : étymologiquement une tête de nœud, nodo le nœud, Céphale la tête sous le turban.
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Argonaute III
http://www.argonaute3.com//Sardignia%20Road%20Trip%201_3.htm

















Merci pour la lecture
Mais pourquoi faut il que je me sente obligé de te lire vite . J'ai l'impression de lire avec une mobylette ,faut que ca urge ,pas le temps de s'arreter au point et virgule
Bon voyage pour ton prochain départ , mer belle et bon vent (la paille au cul et l'feu d'en expression qui te va a merveille pour moi )
Jonjour JP
On peu pas dire qu'il y a beaucoup de monde sur le site et qu'une histoire originale interresse les 4 ou 5 lecteurs du forum .
La seul lecture de ces passionnés de voile et de graaaande croisiere lisent médiapart ,le figaro ,ect ect ,dont seul les articles sur la grece les interressent , cela donne une bonne idée de leur vaaaaaste horizon .
Pour te donner une idée de la pauvretée du forum , le gars qui demande des infos sur les Marquises n,a qu'une et unique réponse (une ligne ) et un renvoi sur un autre site . La misere est partout mon bon monsieur
Bon vent et bonne route pour ton prochain voyage
Allez , disons qu'ils sont tous en mer
ALors si ça te plait le troisieme volet est là , pour beaucoup c'est trop long ça dépasse 170 carateres
http://www.argonaute3.com//Sardignia%20Road%20Trip%203_3.htm
Bonjour JP
Merci pour la suite .
aujourd'hui . Petit 20 Km a vélo . baignade dans ma(
) riviere , une belle grosse glace a la menthe , car il fait 33 a l'ombre 
Bonne navigation
Non non, 170 caractères ça passe encore et d'ailleurs j'aime bien ta façon d'écrire, elle me rappelle le blog d'un certain " CaptainGilles " qui, comme toi, vivait ses récits. C'est pas donné à tout le monde de raconter ses aventures sans lasser, Raymond en sait quelque chose aussi....
Encore de belles aventures à venir j'espère, Pascal sur Shazzan....
merci les amis
Figurez vous qu'en Huit ans d'ANgola, ça fait 440 pages d'histoires du meme tonneau, beaucoup sur le forage évidemment.
profitez
JP
Bonjour , atous
J'ai jamais été capable de monter (conduire ) un bicycle , c,est drole c'est le systeme ,débrayer ,passer la vitesse qui ne coordonnait pas ,,sans doute un défaut du cerveau
Y en a qui creuse des puis
Y en a se se creuse la tete
Y en a qui se la creuse pas car déja vide
Encore 33 a L'ombre pour aujourd'hui et rien a faire
Salut Pascal .
T'en ai ou dans tes projets
Et oui ce bon CaptainGilles mérite de refaire surface
merde sa marche pas
http://captaingils.blogspot.com/search?updated-min=2008-01-01T00:00:00Z&...
http://captaingils.blogspot.com/search?updated-min=2008-01-01T00:00:00Z&updated-max=2009-01-01T00:00:00Z&max-results=35
C'est vrai que c'était bien " CaptainGils", Il y a 2 ans j'avais eu des nouvelles, il était humanitaire en Haiti.... après plus rien, mais bon, comme on dit souvent, pas de nouvelles, bonnes nouvelles c'est d'ailleurs tout le malheur que je lui souhaite.....
Sinon, je finis quelques trucs cette année et début d'année prochaine et normalement je taille la route en septembre 2016 dans le meilleur des cas sinon ce sera 2017. Faut que je me dépèche car j'en ai plein le cul....
Allez, portes toi bien ainsi que ta Germaine mon Raymond et si t'as encore 5 mn pense à une nouvelle pt'ite histoire....
Pascal