De Trinidad à la Guadeloupe

De Trinidad à la Guadeloupe

Posté par : Jean
31 Décembre 2025 à 18h
Dernière mise à jour 01 Janvier 2026 à 13h
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Un peu de calme à Point à Pitre, une peu de temps pour rédiger le billet de blog...

Actuellement au mouillage à l'îlot Gosier,

Retour en arrière, à Trinidad et Tobago.

Nous voilà donc installés pour quelques jours au ponton du célèbre chantier Peake, sur l’île de Trinidad.
Nous suivons l’actualité : les problèmes de gangs liés au trafic de drogue à Port of Spain, les tensions entre Américains et Vénézuéliens, toujours sur fond de narcotrafic.

En mer, la marine de guerre américaine surveille la zone de manière musclée et expéditive. Plus de 70 personnes ont été tuées en mer ces derniers temps sur leurs embarcations, dont de nombreux pêcheurs. Il est donc impératif de bien se signaler en allumant l’AIS lorsque nous naviguons.

À terre, les Trinitadiens sont bien sûr inquiets de la situation, mais en dehors de quelques quartiers de Port of Spain, l’île nous paraît sûre pour les touristes.

Nous faisons escale ici pour récupérer Nadine et Sabine, qui nous rejoignent pour la remontée vers la Martinique.
Daniela, à l’accueil de la marina, nous facilite les formalités de clearance, particulièrement complexes dans ce pays.

Trinidad est sans doute le meilleur endroit — et le moins cher des Antilles — pour travailler à sec sur son bateau. Nous y retrouvons Patrick sur Petit Nuage, Manu et Céline sur Le Lambert, Bri et Doudou sur Payanké, et Stéphane sur son nouveau catamaran Longo Maï.
Une belle ambiance règne dans cette pourtant très grande marina.

Repas  entre amis du voyage,

Pour nous, pas de gros travaux : nous restons à quai. L’essentiel a été fait au Brésil.

Quelques petits travaux tout de même,

La marina organise le transfert de Nadine et Sabine depuis l’aéroport en pleine nuit. À leur arrivée, elles découvrent Xavier bien amaigri… et Éric et moi un peu plus enrobés. Il faut dire que Xavier a beaucoup souffert lors de la remontée du Brésil à Trinidad. Si le vent et la mer nous ont portés, la houle, elle, ne nous a pas ménagés.

Nous quittons Trinidad en direction de l’île de Grenade. Impossible de rejoindre Tobago avec ce vent et ce courant contraires, dans une mer formée. Dommage : Pirate Bay semble être un endroit magnifique.
La navigation vers la Grenade n’est pas simple non plus, encore au près, dans une mer agitée. Nous arrivons de nuit et mouillons devant Saint George’s.

Nous y retrouvons Patrick et son Océanis 411 Petit Nuage, avec qui nous ferons route jusqu’en Martinique.

Quelques jours à la belle marina de Port Louis nous permettent de visiter l’île aux épices.

Statues sous marines devant St George,

En annexe , pour aller en ville,

Au repos du marin, à la piscine de la marina,

Visite  de la maison du chocolat, 

Nous nous arrêtons bien sûr à l’île Ronde, mouillage paisible sur une île déserte, juste avant Cariacou.

Dans la baie de Tyrell, la désolation est toujours là. Les traces du cyclone Beryl sont encore bien visibles : de nombreux voiliers sont toujours sans mât. A terre, l’ambiance reste triste.

Mouillage à Sandy Island,

Toute l'équipe en face Sandy Island,

À Union, ce n’est guère mieux. Le village de Clifton est difficilement reconnaissable.
Mais les tortues et les raies des Tobago Cays, le repas de langouste sur la plage de Petit Bateau, le mouillage de Salt Whistle Bay à Mayreau nous réconfortent. Nous retrouvons avec bonheur ces grands classiques. On oublie Beryl. La saison débute à peine et les mouillages ne sont pas encore bondés.

Eric à la manoeuvre,  on  hisse le pavillon de Saint Vincent et les Grenadines,

Nage avec les tortues,

Avec les raies,

Avec les langoustes (j'ai raté la photo sous l'eau!),

Sara à Salt Wistle Bay,

Nadine et Xavier dans les cocotiers, 

Petit incident : Xavier s’ouvre le crâne sur l’étrave de l’annexe de Patrick. Beaucoup de sang, puis un crâne rasé et sept belles agrafes ! Avec sa peau tannée, il a vraiment l’air d’un pirate.
Je reste discret sur le groupe WhatsApp : sa maman, sa chérie et ses enfants suivent nos aventures…

Puis Bequia, en pleine campagne électorale de la République de Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Les rouges contre les jaunes. Les rouges sont au pouvoir depuis 25 ans, les jaunes mettent le paquet.
Victoire écrasante des jaunes : c’est la fête à Bequia, puis à Saint-Vincent !

Bequia est toujours aussi belle. Mais même en tout début de saison, le grand mouillage de Port Elizabeth est déjà bien plein.

Début de soirée à Bequia,

France-Australie à XV, en direct, sur  Petit Nuage,

Saint-Vincent est une belle surprise. Les boatboys qui viennent nous accueillir sont plus courtois que par le passé. Wallilabou Bay — arrêt spécial pour Xavier le pirate — puis Chateaubelair, et surtout Cumberland : un mouillage de rêve, avec une amarre portée jusqu’au tronc d’un cocotier.

À Cumberland, j’ai la surprise de retrouver Fred et Marc sur leur nouveau bateau Ladybird. Je les ai connus lors du rallye de la « Route du Jasmin », qui reliait La Seyne à la Tunisie. Ils ont longtemps aidé Jo à l’organisation du rallye. Voilà maintenant plusieurs années qu’ils naviguent dans le coin. Nous engrangeons leurs précieux conseils de mouillage et de météo pour les Antilles.

Walilabou Bay, l'arche du pirate, 

Dans la petite cascade de Cumberland, 

Au  Mojito's bar à Cumberland, 

Xavier et Xavier  (le patron) au Mojito'sbar,

La côte de Sainte-Lucie est bien plus décevante. Les grands hôtels y ont proliféré. Exit le mouillage sauvage des Deux Pitons. Nous faisons simplement une escale à la marina de Marigot Bay pour un plein d’eau, ce qui nous évite de passer par Le Marin, en Martinique, toujours bondé.

Direction les Anses d’Arlet. Peu de monde encore dans ces magnifiques mouillages. Nous y retrouvons Patrick, Fred et Marc.
Puis Fort-de-France, au mouillage dans la baie des Flamands, face à la ville.

Toujours sur les conseils éclairés de Marc et Fred, nous visitons la pointe de la Caravelle, à l’est de l’île, et bien sûr le jardin de Balata, au-dessus de Fort-de-France.

L'anse noire, au dessus des anses d'Arlet,

On retrouve Manu et Céline, dernier repas avec Patrick , les ansesd'Arlet,

Sortie en annexe au coucher de soleil,

L'équipage au phare de la Caravelle, 

Jardin Balata,

Colibri au jardin Balata,

Il est temps pour Nadine, Éric et Xavier de rentrer dans l’Hexagone. Avec Sabine, je remets le bateau à niveau : plein de gasoil, d’eau et lessives à la marina de l’Étang Z’Abricots. En dix ans, les abords de la marina, autrefois vaste terrain vague, se sont couverts d’immeubles. C’est moins sinistre qu’avant.

Nous poursuivons ensuite vers Saint-Pierre, avant de rejoindre la Dominique.
Toujours sur les conseils de Marc, nous allons directement au mouillage de Prince Rupert Bay, en face de Portsmouth.

Les deux groupes de boatboys locaux — Laurence d’Arabie et Cobra — se sont associés au sein de l’association PAYS (Portsmouth Association Yacht Services). L’ambiance est désormais plus calme et plus sereine, et l’association s’occupe même de notre clearance.

Christophe, le patron du petit bar où nous allions a disparu, rongé par la cocaïne.

Nous passons quelques jours dans cette île fascinante : un peu de randonnée, un peu de bus, un peu d’auto-stop, et une visite plus classique en taxi avec les amis du mouillage.
Erreur de débutant : ici, on ne lève pas le pouce pour faire du stop, il faut faire signe aux voitures !

La nature est luxuriante. Il pleut souvent et fort, mais le soleil revient généralement vite, offrant de magnifiques arcs-en-ciel.
À l’approche du 25 décembre, comme à Fort-de-France et à Saint-Pierre, on chante le « Nwel » tous les soirs, dans une ambiance très animée et très familiale.

Depuis Trinidad, je réalise à quel point les échanges entre les îles sont nombreux. Beaucoup d’Haïtiens ont fui leur pays, mais on croise aussi des Guadeloupéens, des Martiniquais, des Saint-Luciens sur des îles qui ne sont pas leur île d’origine… Cela a été le cas tout au long de notre parcours.

Il pleut, il fait soleil,

Pour la pluie et le soleil,  le parapluie!

Petit restau à Toucary Bay,

Marc et Fred filent vers Les Saintes. De notre côté, nous profitons d’un alizé faiblard pour rejoindre directement Marie-Galante.
Nous mouillons devant Saint-Louis, encore gratuit pour l’instant, même si une ZMEL (Zone de Mouillage et d’Équipements Légers) se prépare. Comme à Saint-Pierre en Martinique, à Port-Cros, à Porquerolles, et désormais un peu partout sur nos côtes méditerranéennes…
Eh bien, on ira ailleurs !

Les belles plages désertes de Marie Galante,

Visite des  trois distilleries de rhum,

Je refais les stocks de Sara,

coucher de soleil au mouillage,

L’île est toujours aussi paisible et hors du temps, le rhum toujours aussi bon. Les touristes sont plus nombreux, souvent à la journée depuis la Guadeloupe toute proche. Je fais le plein de Rhum blanc. C’est ici mon rhum préféré.

Nous reprenons ensuite la route vers la Guadeloupe, où je dépose Sabine, qui quitte le voyage pour rejoindre sa fille à Saint-Barth, pour les fêtes de fin d’année.

Je m’installe au mouillage du Carénage, près de la marina de Bas-du-Fort, à Point à Pitre. Il ne me reste plus qu’à attendre le retour de l’eau aux robinets de la marina pour refaire le plein des réservoirs. Après trois  jours d’attente, l’eau revient pour la journée. Les pleins faits, je peux filer au joli mouillage de l’îlot Gosier tout proche.

 

Emplacement

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